L’auteure-compositrice-interprète française Clara Luciani se livre sans filtre sur ses complexes corporels qui l’ont handicapée pendant trois décennies. Invitée récemment sur le plateau de Quotidien, elle a révèlé comment sa dernière tournée a été libératrice, lui permettant enfin d’arrêter de « se regarder » et de s’affirmer pleinement sur scène.
Une tournée qui guérit les blessures
Avec plus d’un million d’albums vendus et son troisième opus « Mon sang en pleine conquête », Clara Luciani a bouclé sa tournée en apothéose les 18 et 19 février à l’Accor Arena de Paris. Pourtant, derrière l’assurance scénique, elle confesse avoir été « très encombrée par son corps » lors de ses premières tournées, se sentant « gênée par ses proportions ». « Il aura fallu attendre la trentaine pour enfin me foutre un peu la paix », avoue-t-elle dans l’émission « Quotidien », animée par Yann Barthès.
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« J’ai arrêté de m’excuser d’être là »
Sur cette tournée, un déclic : « Je m’en fiche, je suis chanteuse et je suis là pour faire de la musique. J’ai arrêté de me regarder, j’ai pris l’espace ». Résultat ? Une expérience « tellement plus jouissive, plus forte, plus marquante ». Cette libération lui permet de se recentrer sur l’essentiel, loin des jugements sur son physique qui l’ont poursuivie depuis l’enfance – grande à 11 ans (1m76), remarques sur ses « trop grosses mâchoires » au début de carrière. Déjà en 2021 dans Madame Figaro, Clara Luciani définissait la beauté comme « mille façons d’être soi, en cultivant ses différences », préférant « les fragiles et incertains qui ignorent leur charme ».
Ces confidences, en parallèle de ses deux dates parisiennes, montrent ainsi une artiste en paix avec elle-même, transformant ses failles en force. Clara Luciani prouve que la vraie confiance naît souvent après des années de lutte intérieure, inspirant ses fans à embrasser leurs propres « proportions ».
