Derrière la carte postale parisienne, il existe une réalité moins brillante. Charlotte Wells, une Américaine installée dans la capitale, ne s’attendait pas à devenir virale en filmant… sa montée d’escaliers jusqu’à son appartement. Et pourtant, ce TikTok au ton faussement dramatique a conquis des millions d’internautes. Entre sarcasme et sincérité, la jeune femme y révèle une vérité rarement dite : vivre à Paris n’a rien d’un rêve permanent.
Quand le rêve parisien déraille
Tout a commencé par un départ improvisé, presque instinctif. Épuisée par le rythme new-yorkais, Charlotte a saisi l’occasion d’un appartement vide à Paris pour faire une pause. Dès l’instant où le taxi l’a déposée devant son immeuble haussmannien, la désillusion s’est glissée dans ses pas. Pas d’ascenseur digne de ce nom, des escaliers interminables, et un quotidien plus sportif que glamour. Son humour grinçant l’a toutefois sauvée. En racontant ses ascensions quotidiennes sur TikTok (@char.winslow), baguette à la main, elle a en effet transformé la lassitude en rituel comique.
@char.winslow If you thought the way down was bad… #parisapartment #apartmenttour #parislife #fyp ♬ original sound – A – 🌴✈️
Les internautes entre rire et indignation
La vidéo a rapidement enflammé les commentaires. Si beaucoup s’amusent de la situation, d’autres s’indignent : « C’est inadmissible ! Le temps et l’énergie que ça prend juste pour rentrer chez soi, c’est de la folie », écrit un utilisateur. Un autre ajoute avec ironie : « Et en plus, je suis sûr que le loyer est super cher ! ». Des remarques qui en disent long sur la perception du « rêve parisien » vu de l’extérieur – mélange d’admiration et de stupéfaction devant une réalité moins dorée.
Derrière la dérision, Charlotte (@char.winslow) met ainsi le doigt sur un paradoxe : le contraste entre les clichés romantiques de Paris et la rudesse de la vie quotidienne. Loin des terrasses et des couchers de soleil, elle apprend à construire sa propre version de la Ville Lumière – à coups de marches, de rencontres et de fous rires. C’est peut-être ça, la vraie beauté du déracinement : rire de ce qui épuise, aimer ce qui semblait « inadmissible », et trouver du sens là où on ne l’attendait pas.

C’est drôle mais dommage que l’on voit clairement la cage d’ascenseur avec sa porte à chaque étage