Un couple d’Hawaï a vécu une expérience éprouvante au large de l’île de Maui. Alors qu’ils faisaient du kayak, Cheslei Akima et Alika Dickerson se sont retrouvés nez à nez avec un requin-tigre, dont la taille dépassait celle de leur embarcation. Un face-à-face, qu’ils ont accepté de raconter aux médias locaux, et qui rappelle la nécessité de rester prudent dans les eaux de l’archipel.
Une rencontre inattendue au large de Maui
D’après le média People, les faits se sont déroulés le 23 mai 2026 en début d’après-midi, au large d’Olowalu, sur la côte ouest de Maui. Le couple se trouvait à environ un mile du rivage lorsque la situation a basculé. « D’un coup, à environ trois mètres devant le kayak, un aileron a surgi. Je me demandais ce que c’était, et puis ça a commencé à foncer vers nous », a raconté Cheslei Akima. L’animal, identifiable à ses rayures gris clair, était un requin-tigre, dont la longueur semblait supérieure à celle de leur kayak de près de quatre mètres.
Un face-à-face impressionnant
La situation est rapidement devenue préoccupante lorsque le requin s’est emparé de l’embarcation et s’est mis à la secouer. « Il ne lâchait pas », a confié la jeune femme. Pour tenter d’éloigner l’animal, Alika Dickerson a malheureusement dû le frapper à plusieurs reprises. « À la troisième fois, il a enfin lâché prise. Il a plongé légèrement, nous a éclaboussés avec sa queue et s’est éloigné », a-t-il expliqué, encore sous le choc. De retour sur la terre ferme, le couple a constaté que le requin avait laissé des marques de morsure sur le kayak.
Le requin-tigre, une espèce à surveiller ?
Si les morsures de requins sur l’homme restent rares à Hawaï, avec seulement 3 à 4 incidents par an, les autorités locales rappellent que le requin-tigre est l’espèce la plus souvent impliquée dans ce type de rencontres. Cependant, il est important de ne pas diaboliser ces animaux : les requins occupent naturellement le sommet de la chaîne alimentaire côtière et jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes marins.
Dans de nombreux cas, les interactions avec l’humain s’expliquent par la présence croissante des activités humaines dans leur habitat. En fréquentant des zones où les requins sont déjà présents, les humains contribuent à augmenter la probabilité de rencontres. Ces morsures relèvent le plus souvent d’une confusion ou d’une exploration opportuniste, d’autant que la raréfaction des proies habituelles peut amener l’animal à tester d’autres sources alimentaires. Les stimuli associés à ces incidents peuvent ensuite être intégrés à son comportement sans qu’il s’agisse pour autant d’une intention dirigée contre l’homme.
En définitive, bien que marqués par cette expérience, Cheslei Akima et Alika Dickerson n’ont pas renoncé à l’océan. Ils invitent toutefois les autres usagers à la plus grande prudence : éviter les eaux troubles, ne pas se baigner à l’aube ou au crépuscule, et privilégier les plages surveillées.
