Un commentaire viral sur le corps de l’actrice américaine Elle Fanning aux Golden Globes 2026 a relancé le débat sur la grossophobie, le bodyshaming et les standards de beauté injustes imposés aux femmes. Sur une vidéo de l’actrice, un internaute a écrit : « Les femmes deviennent grosses », déclenchant une vague d’indignation en ligne.
Un commentaire qui enflamme la toile
De nombreux utilisateurs ont immédiatement réagi, tournant en dérision l’auteur du message et dénonçant la méchanceté gratuite dirigée vers le corps d’une femme. Certaines personnes ont répondu avec des phrases cinglantes comme « Ce sont vos cuisses de poulet qui ont publié ça ? », renvoyant à l’ironie du critique qui se permet de juger le physique d’autrui.
D’autres ont écrit « Les hommes deviennent plus petits », retournant le stigmate contre ceux qui commentent le corps des femmes comme si c’était un sujet public légitime. Ce renversement met en lumière à quel point les remarques sur le physique sont blessantes.
women are getting bigger pic.twitter.com/km2A5Zg63e
— Joseph 🕊️ (@CaudilloXIV) January 13, 2026
Des standards de beauté profondément injustes
Cette polémique illustre surtout à quel point les standards de beauté restent particulièrement injustes pour les femmes. Elles sont constamment évaluées, jugées et commentées sur leur poids, leur silhouette ou leur âge, souvent bien plus que sur leur talent ou leur travail. Les réseaux sociaux amplifient ce phénomène en offrant une tribune à des critiques anonymes qui se sentent autorisés à commenter chaque détail du corps féminin.
En plus de véhiculer une image irréaliste du corps « idéal », ces standards créent une pression permanente : ne pas grossir, ne pas vieillir, ne pas changer. Ce type de remarque – « Les femmes deviennent grosses » – réduit les femmes à leur apparence, comme si leur valeur dépendait d’un chiffre sur la balance ou d’une taille de robe.
Quand internet répond et se défend
Si ce commentaire a choqué, c’est aussi parce qu’une grande partie des internautes refuse désormais de laisser passer ce genre de phrase sans réaction. Les réponses ironiques et les critiques du message montrent une prise de conscience croissante : ce n’est plus acceptable de traiter le corps des femmes comme un objet de jugement public permanent.
Dans ce type de controverse, les réseaux sociaux deviennent alors un espace de solidarité, où beaucoup prennent la défense de la personne visée et dénoncent les doubles standards. On rappelle que les corps évoluent, que chaque morphologie mérite le respect, et qu’aucun inconnu derrière son écran n’a le droit de décréter qui est « trop » ceci ou « pas assez » cela.
L’affaire de ce commentaire sur Elle Fanning prouve ainsi à quel point une « simple phrase » peut condense tout un système de normes injustes qui pèsent sur les femmes. En réduisant une actrice à « Les femmes deviennent grosses », l’internaute révèle la violence banalisée du regard porté sur le corps féminin. Les réactions outrées montrent cependant une évolution : de plus en plus de gens refusent ces injonctions et dénoncent le bodyshaming.
