Trois mots, une promesse, et un souffle nouveau pour démarrer l’année. Si vous avez fait défiler les réseaux sociaux en ce début janvier 2026, vous l’avez forcément croisée. La formule « Cette année, je me choisis » s’affiche comme un mantra, partagé par des personnes lassées de se plier, de s’effacer ou de se suradapter.
Des résolutions qui regardent enfin vers l’intérieur
Les bonnes résolutions ont longtemps rimé avec contrôle et performance. Le corps devait être corrigé, transformé. L’agenda, rempli à ras bord. La réussite, mesurée en chiffres. En 2026, le mouvement s’inverse doucement, mais sûrement. Les engagements que vous prenez envers vous-même deviennent plus doux, plus conscients, et surtout plus respectueux.
Se choisir, c’est par exemple décider d’écouter son corps tel qu’il est aujourd’hui, sans le juger ni chercher à le punir. C’est adopter un regard body positif, reconnaître que votre valeur ne dépend ni d’une silhouette ni d’une productivité constante. C’est aussi accepter vos limites, physiques comme émotionnelles, et comprendre qu’elles sont légitimes.
Dire « non » sans se justifier, prendre du recul face aux histoires qui épuisent, ou encore accorder autant d’importance à la santé mentale qu’à l’apparence extérieure : voilà le nouveau visage des résolutions de début d’année.
Une dynamique amplifiée par les réseaux sociaux
Cette volonté de s’auto-prioriser trouve un large écho en ligne. Sur Instagram, TikTok ou X (anciennement Twitter), les contenus se multiplient autour des limites personnelles, des signaux d’alerte relationnels ou des comportements que l’on refuse désormais de tolérer. Vous y voyez des listes de « ce que je ne ferai plus pour être aimé », des récits de reconversions professionnelles courageuses, ou encore des témoignages de personnes ayant entamé un travail thérapeutique.
Ces prises de parole contribuent à normaliser des choix longtemps perçus comme radicaux : quitter un emploi qui vide de son sens, s’éloigner d’un lien toxique, ou ralentir sans culpabilité. Se choisir ne signifie pas écraser les autres, mais construire des liens plus équilibrés, où chaque personne existe pleinement.
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Un slogan qui se traduit par des actes concrets
Derrière cette phrase largement partagée, il y a rarement un grand bouleversement soudain. Se choisir passe souvent par une accumulation de micro-décisions. Vous décidez peut-être de consulter un professionnel pour mieux comprendre vos schémas émotionnels. Vous vous autorisez à passer du temps seul, sans avoir à vous expliquer. Vous revoyez votre rapport au travail, en privilégiant le sens plutôt que le surengagement.
Cette démarche implique aussi d’observer certaines habitudes bien ancrées : la recherche constante de validation, le fait de négliger ses signaux de fatigue, ou encore une histoire compliquée à son corps et à l’alimentation. Dans une approche body positive, il ne s’agit pas de se contrôler davantage, mais de cultiver la bienveillance envers soi-même, dans toutes ses dimensions.
La popularité de « Cette année, je me choisis » en 2026 révèle ainsi un tournant collectif. Après des années à vouloir correspondre, prouver, rassurer, beaucoup font un pas de côté. Vous n’êtes plus en quête d’approbation extérieure, mais d’alignement intérieur. Cette résolution ne promet pas une « année parfaite », elle promet mieux : une année plus respectueuse de votre rythme, de votre corps et de votre sensibilité. Une année où vous apprenez, peut-être pour la première fois, à être réellement à la hauteur de vous-même.
