L’asthme est une affection chronique avec laquelle les personnes concernées doivent s’accommoder tout au long de la vie. Les crises d’asthme sont en partie évitables, notamment en connaissant ses déclencheurs. Toutefois, les éviter ne sera pas toujours possible et il est particulièrement important de vite réagir lorsque ces dernières surviendront. Voici quelques conseils particulièrement utiles sur que faire en cas de crise d’asthme, mais aussi sur comment les éviter.
Des méthodes simples pour éviter au maximum les crises d’asthme
La prévention reste la méthode à privilégier avant toutes les autres, d’autant plus que des gestes simples peuvent permettre d’éviter la plupart des crises d’asthme. La première des choses à faire est de connaître ses déclencheurs de l’asthme. Ces derniers peuvent être multiples, variables d’une personne à l’autre et évoluer au fil du temps. Parmi les plus communs, on retrouve la poussière, la pollution atmosphérique, la fumée (notamment de cigarette), le pollen, certains allergènes (poils d’animaux, etc.), l’air froid, les infections respiratoires ou bien encore un effort physique trop intense et/ou soudain.
Une fois les déclencheurs identifiés, il faudra prendre toutes les mesures nécessaires pour les éviter. Des gestes simples comme le fait d’effectuer un ménage régulier et d’aérer son domicile peuvent réduire les risques liés à la poussière. Quant à la pollution extérieure, il faudra éviter de sortir en cas de pic et porter un masque si une sortie s’impose. L’asthme d’effort est également évitable en s’échauffant avant un effort physique.
Enfin, un asthme gardé sous contrôle, notamment grâce à la prise d’un traitement de fond, réduit également le risque de crise, mais aussi l’intensité de ces dernières.
Que faire concrètement en cas de crise d’asthme ?
Comme il en fut fait mention en introduction de cet article, malgré la mise en place de gestes préventifs, il ne sera pas possible d’éviter totalement le risque qu’une crise d’asthme survienne. Dans ce cas de figure, voici quelques conseils concrets.
L’importance de toujours avoir son traitement de l’asthme avec soi
Le premier des réflexes en cas de crise d’asthme repose sur le fait de disposer de son traitement d’urgence. Ces derniers, appartenant à la classe de médicaments des bronchodilatateurs ou bêta-2-stimulants d’action brève permettent un soulagement quasiment immédiat des symptômes de l’asthme. Il existe une multitude de molécules et d’appellations commerciales telles que Ventoline, Airomir, Bricanyl, Terbutaline Viatris, et autres, toutefois, les principes d’action et niveaux d’efficacité de ces molécules restent relativement similaires.
L’utilisation rapide de son inhalateur permet certes de prendre en charge une crise d’asthme déjà en cours, mais il est également possible de s’en servir de façon préventive. En effet, la prise en prévision d’un moment à risque comme de l’asthme d’effort ou un risque d’exposition à d’autres déclencheurs permet de réduire le risque de crise et/ou la gravité de ces dernières.
Enfin, il est également important de savoir utiliser son inhalateur correctement, de s’assurer que celui-ci dispose encore de doses et que la date d’expiration n’a pas été dépassée. Attention également aux conditions de stockage, notamment dans des lieux trop chauds et humides qui peuvent détériorer la substance active et donc la rendre moins efficace.
Dimension psychologique et gestion du stress
Il s’agit sans doute de l’un des paramètres les plus sous-estimés dans la gestion d’une crise d’asthme, il est pourtant essentiel. Il s’agit de la dimension psychologique et de la capacité à gérer son stress, même si évidemment, cela paraît plus facile à dire qu’à faire. Stress et respiration sont deux notions plus étroitement liées qu’on ne le croit. En effet, même sans crise d’asthme, il faut être détendu pour bien respirer et bien respirer pour être détendu. La situation inverse devient donc logiquement un cercle vicieux et plus encore pendant une crise d’asthme.
Tout d’abord, une solution simple est, comme mentionné dans le paragraphe précédent, de pouvoir compter sur son inhalateur. Le simple fait de savoir que l’on dispose d’un moyen rapide de se soulager en début de crise est un immense motif de réduction du stress. A l’inverse, la survenue d’une crise en ne disposant d’aucun moyen de la soulager ne va faire qu’augmenter le niveau de stress.
Le reste de la marche à suivre repose principalement sur un peu d’entrainement. Une respiration maîtrisée se travaille et il existe pour cela de nombreux exercices relativement simples. L’une des méthodes de base consiste à passer de la respiration thoracique à celle abdominale. Cette technique, si elle est bien maîtrisée, permet de réduire le rythme cardiaque ainsi que la pression artérielle, mais surtout de décontracter les muscles et les bronches, ce qui, dans le cas d’une crise d’asthme, peut s’avérer salvateur. Plusieurs pratiques sont idéales pour s’entraîner à respirer. Parmi ces dernières, on peut notamment citer le yoga, la sophrologie, la cohérence cardiaque, la méthode Buteyko, et bien d’autres.
Enfin, concernant la gestion du stress de façon plus générale, l’ultime conseil consiste à se souvenir que d’autres crises d’asthme ont été surmontées avant celle en cours et qu’il n’y a donc aucune raison que cette dernière déroge à la règle.
Conclusion
Une crise d’asthme reste un moment difficile à aborder. Il faudra donc faire le maximum pour les éviter, mais aussi se tenir prêt si celles-ci surviennent. Il n’y a finalement que peu de choses à garder à l’esprit, si ce n’est l’importance de disposer d’un traitement prêt à l’emploi et de garder la tête froide.
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