L’intrigue “Les Hauts de Hurlevents”, portée à l’écran par l’incroyable Margot Robbie et son charismatique coéquipier Jacob Elordi, se tient dans les Landes du Yorkshire au XIXᵉ siècle. Dans l’adaptation cinématographique, l’actrice troque le rose bonbon de Barbie contre les capes en laine et les robes imposantes de l’insaisissable Catherine Earnshaw. Et ce style dramatique trouve une résonance dans nos dressings modernes. Pas question de se balader en robe d’époque dans les rues, tout réside dans l’équilibre.
Le dress code fascinant des Hauts de Hurlevent
Le film les “Hauts de Hurlevent”, déjà présenté comme la comédie romantique de l’année, puise dans l’imaginaire littéraire de la grande Emily Brontë et projette le public dans un décor sauvage balayé par le vent et dominé par la grisaille. Les costumes, eux, sont à l’image des protagonistes, dramatiques, opulents, irrévérencieux. En un mot, ils ont du caractère. Le style dominant ? Le gothico-romantique, un savant mélange de manches bouffantes et de teinte sombre, de blouses en voilage et de jupons en cuir.
D’ailleurs, si ces étoffes ont enflammé les puristes de la littérature anglaise, qui pointaient un excès de liberté avec le dress code de l’ère victorienne, elles n’ont pas manqué de faire battre le cœur des fashionistas. Un rouge scandaleux, des corsets d’ornement portés façon rustique, des blouses vaporeuses, des volants à foison et des drapés valorisants. L’esthétique néo-victorienne des “Hauts de Hurlevent” sort de la fiction pour habiller les silhouettes. Sauf que voilà, à moins d’avoir un bal masqué en perspective ou une soirée costumée, difficile de s’approprier les tenues bouffantes de la fougueuse Catherine Earnshaw au temps du jean-basket.
Pourtant, on peut aussi se glisser dans la peau de ce personnage rebelle sans donner l’impression de s’être réveillée à la mauvaise époque. Il suffit de prendre des pièces au cas par cas, de croiser les genres et de jouer sur les détails. Et là on obtient un look signature digne des pages de Brontë qui courtise volontiers les yeux.
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Copier le style du film sans faire vieillot, tout un art
Qu’on se rassure, Margot Robbie n’est pas la seule à pouvoir se permettre les capes en velours rouge, les bijoux de famille rococo, les robes XXL et l’organza. Même si tout semble aller à l’élève modèle d’Hollywood, on peut reprendre ses essentiels mode de tournage et les sortir de leur décor initial.
Or il faut un peu d’expérience pour s’essayer à ce style au charme suranné. S’habiller à la manière de Cathy est une “prise de risque” et peut parfois donner cet effet “daté”. Heureusement, dans l’adaptation de Emerald Fennell, qui a apporté sa touche personnelle aux tenues de scène, on a déjà une bonne base.
L’idée est de puiser dans le vestiaire de Cathy pour ennoblir une tenue ou lui apporter du cachet, pas de copier son look à l’identique. Ainsi, la dentelle s’invite avec parcimonie au bout des manches ou à la naissance d’un top. L’organza se prête à des jeux de transparence et devient la matière première de nos blouses. Les jupes à crinoline, elles, trouvent des variantes plus contemporaines et prennent moins de place sur les gambettes. Le chemisier immaculé à la tonalité baroque, lui, côtoie des jeans flare ou des jupes en cuir.
Enfin, on casse la démarche “poétique” avec des chaussures plus “rock” comme des bottines à bout carré ou des sneakers de ville. Pour que le côté vintage soit à notre avantage, il faut du contraste.
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Ces pièces mode requises pour une allure à la façon Brontë
Pour laisser le personnage de Cathy déteindre sur notre silhouette et prendre possession de notre dressing, il suffit d’avoir des bons basiques sous la main. Notre garde robe peut aisément devenir une machine à remonter le temps. Pour composer des tenues qui donnent l’impression d’être une héroïne d’époque, voici les plus grandes prescriptions mode des “Hauts de Hurlevent” :
- Des robes en coton. Au-delà d’être confortables à souhait, ces pièces en coton rappellent l’esprit sauvage et le naturel de Cathy. Elles se préfèrent avec des volants ou des épaules dénudées.
- Des bijoux qui semblent provenir d’un héritage. Un médaillon aux multiples reflets, une bague dotée d’un gros diamant, un collier de perles fantaisie ou encore une broche dorée. Les bijoux revendiquent leur existence sur la peau.
- Une blouse à manches bouffantes. Ce vêtement incarne à lui seul toute l’identité des “Hauts de Hurlevent”. À la fois classique et bohème, il est à mi-chemin entre la sobriété pure et le lâcher-prise. Et l’attention est mise sur les détails : des liserets brodés, des cols jabot…
- Des corsets travaillés. Objet d’oppression dépoussiéré par Bridgerton, puis par les “Hauts de Hurlevent”, le corset se veut surtout décoratif. Ce n’est plus le tissu d’injonctions d’autrefois, le simple reflet d’un bon goût. Brodé, parsemé de dentelle ou de motifs irisés, le corset est une belle valeur ajoutée.
Si la réalisatrice du film « Les Hauts de Hurlevent » a quelque peu retouché les tenues façonnées sous la plume de Brontë, on peut aussi le faire, en apportant un peu de notre personnalité. Après l’esthétique sombre de Mercredi et le style « Régence » de Bridgerton, on explore un autre thème du passé.
