Dix mois après la naissance de son quatrième enfant, la mannequin et influenceuse sud-africaine et allemande Nara Smith est revenue sur une séquence qu’elle n’avait pas anticipée. En octobre 2025, elle avait publié une photo d’elle peu après l’accouchement. La réaction fut immédiate, et largement partagée : certains y ont vu une image inatteignable, susceptible de nourrir la comparaison chez les jeunes mères.
Ce que la photo ne montrait pas
Invitée dans le podcast Call her Daddy le 29 juillet 2026, Nara Smith a livré une autre version de ce cliché. Elle raconte « avoir pleuré le matin même », « ne plus rentrer dans aucun de ses pantalons habituels » et « se situer au-dessus de son poids de référence ». Si, sur la photo, elle apparaît conforme aux standards de beauté dominants – silhouette mince, maquillée, tenue casual chic – et n’est ainsi pas à l’image des réalités beaucoup plus diverses des corps en post-partum, cette photo – selon ses dires – ne reflétait pas totalement son vécu à cet instant.
Une précision qui déplace la polémique : le cliché ne rendait pas compte de son état réel, mais d’un instant figé, ensuite interprété comme une performance, au risque d’alimenter des attentes éloignées de l’expérience de nombreuses jeunes mères.
Une publication pensée comme un lien, pas comme une démonstration
La mannequin et influenceuse Nara Smith explique que son intention était de s’adresser aux mères qui ne se reconnaissaient plus après un accouchement. Dans la légende publiée à l’époque, elle décrivait « un corps qui se transforme et s’étire », et disait « avoir longtemps cherché à le ramener de force à son apparence d’avant, avant de renoncer à cet objectif ». Elle affirme aujourd’hui être fière de ce que son corps a accompli.
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Un appel à cesser les comparaisons
C’est le cœur de son propos. Nara Smith rappelle que les suites de couches varient considérablement d’une personne à l’autre : certaines « retrouvent leur silhouette », d’autres non ; certaines développent des vergetures, d’autres pas. Elle plaide pour que les femmes se soutiennent mutuellement dans cette période, quelle que soit leur situation, et insiste sur la nécessité de s’accorder de l’indulgence après un événement aussi transformateur.
Une période marquée par d’autres épreuves
Dans le même entretien, Nara Smith évoque l’anxiété post-partum traversée après une précédente naissance, et le diagnostic de cancer de l’une de ses filles. Elle explique avoir choisi de partager cette expérience dans l’espoir que d’autres familles se sentent moins isolées, et a annoncé que l’enfant se trouvait en rémission après la fin de son traitement.
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Ce témoignage met ainsi en lumière une tension propre aux réseaux sociaux : une image publiée pour créer du lien peut être reçue comme une norme à atteindre. En détaillant ce que le cadre ne montrait pas, Nara Smith rappelle qu’une photo de post-partum ne dit rien du vécu qui l’accompagne.
