L’actrice et productrice britannique Kate Winslet fait dernièrement parler d’elle avec une révélation sur ses débuts amoureux, qui résonne largement auprès du public et relance les discussions sur la fluidité des expériences amoureuses à l’adolescence.
« J’ai déjà embrassé des filles » : la confidence de l’actrice
Invitée sur le podcast « Team Deakins », Kate Winslet est revenue sur son tout premier grand rôle au cinéma dans le film « Heavenly Creatures », sorti en 1994. Elle y interprétait Juliet Hulme, une adolescente prise dans un lien fusionnel et tragique avec Pauline Parker, jouée par Melanie Lynskey. Lors de cette interview, l’actrice a expliqué que certaines de ses propres expériences l’avaient aidée à comprendre l’intensité du lien entre ces deux jeunes filles.
Elle a ainsi confié que, dans son adolescence, une partie de ses premières expériences intimes s’était faite avec des femmes autant qu’avec des hommes. Elle explique avoir « embrassé quelques filles » et « quelques garçons », en soulignant qu’elle n’était pas particulièrement fixée « dans un sens ou dans l’autre » à l’époque, mais qu’elle était surtout « très curieuse et sensible à la force des connexions émotionnelles ».
Une manière de mieux comprendre « Heavenly Creatures »
En évoquant ce passé, Kate Winslet explique avoir profondément saisi la nature intense, parfois obsessionnelle, du lien entre les deux adolescentes de « Heavenly Creatures ». Elle dit avoir été immédiatement happée par le « vortex » émotionnel de cette histoire, tout en rappelant la dérive tragique du duo réel, qui ira jusqu’au meurtre de la mère de Pauline, persuadées que cette dernière les empêchait d’être ensemble.
L’actrice précise qu’elle ne pouvait évidemment pas s’identifier à l’acte criminel, mais qu’elle comprenait très bien à quel point l’esprit d’un jeune peut être influencé et façonné par une personne centrale dans sa vie. Cette révélation donne un éclairage plus intime sur la manière dont elle a abordé ce rôle, aujourd’hui considéré comme l’un des tournants de sa carrière.
Une parole qui s’inscrit dans un parcours marqué par les jugements
Cette prise de parole intervient dans un contexte où Kate Winslet s’exprime de plus en plus ouvertement sur son vécu personnel. Elle a déjà raconté avoir été confrontée très jeune à des remarques blessantes sur son corps, certains lui conseillant de se contenter des « rôles de grosse ». Elle a également dénoncé, non sans émotion, le fat-shaming dont elle a été victime à l’époque du film « Titanic ».
En partageant aujourd’hui ses premières expériences intimes avec autant de simplicité, elle contribue à normaliser le fait que l’adolescence soit souvent un moment de questionnements, d’essais, de découvertes, sans qu’il soit nécessaire de tout enfermer dans des cases rigides.
Un écho particulier pour le public
Cette confession a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, non seulement parce qu’elle concerne une star oscarisée, mais aussi parce qu’elle met des mots sur quelque chose que beaucoup de personnes ont vécu sans jamais l’exprimer. En parlant de sa curiosité avec des filles et des garçons, sans dramatiser ni se justifier, Kate Winslet renvoie l’image d’une femme qui accepte son histoire avec recul et sérénité.
En définitive, cette révélation de Kate Winslet s’inscrit dans un mouvement plus large où de nombreuses personnalités évoquent la complexité de leurs expériences affectives et physiques, contribuant à rendre ces sujets moins tabous et plus nuancés. Pour beaucoup, son témoignage rappelle qu’il est possible d’explorer, de se tromper, de chercher, sans que cela définisse forcément toute une identité pour la vie.
