Un nouveau virus fait trembler la Chine : faut-il s’inquiéter ?

5 ans après l’émergence du Covid-19, la Chine fait à nouveau parler d’elle. Cette fois ce n’est pas un virus venu de Wuhan, mais un autre acteur viral qui prend le devant de la scène : le métapneumovirus humain (HMPV). Alors que des images d’hôpitaux bondés et de patient·e·s toussant à tout-va circulent sur X (ex-Twitter), il est difficile de ne pas faire un parallèle avec la pandémie de 2020. Mais alors, faut-il réellement s’inquiéter en France ?

Qu’est-ce que le métapneumovirus humain (HMPV) ?

Derrière ce nom compliqué se cache un virus respiratoire qui n’est pas si nouveau que ça. En réalité, le HMPV a été découvert il y a près de 25 ans, en 2001, aux Pays-Bas. Ce virus appartient à la même famille que le virus respiratoire syncytial (VRS), un autre virus bien connu pour causer des infections respiratoires chez les enfants en bas âge. Comme le VRS, le HMPV provoque des symptômes respiratoires qui ressemblent à ceux de la grippe, notamment de la toux, de la fièvre et de la congestion nasale.

Le HMPV se propage par contact avec des gouttelettes respiratoires, soit par la toux ou les éternuements d’une personne malade, soit par contact avec des surfaces contaminées. Dans la grande majorité des cas, l’infection est bénigne et ressemble à un rhume classique. Ce virus peut toutefois devenir plus dangereux pour certaines populations vulnérables : les jeunes enfants, les personnes âgées, celles dont le système immunitaire est affaibli, ou encore les patient·e·s souffrant de pathologies pulmonaires préexistantes.

Pourquoi la Chine fait-elle peur avec ce virus ?

Si ce virus existe depuis longtemps, alors pourquoi suscite-t-il tant d’inquiétude aujourd’hui ? La réponse réside probablement dans les images alarmantes circulant sur les réseaux sociaux, où l’on voit des hôpitaux bondés de patient·e·s toussant et souffrant de symptômes respiratoires. Ces scènes peuvent rappeler les pires moments de la pandémie de Covid-19, d’où la peur d’une nouvelle crise sanitaire.

Cependant, il est important de rappeler que les autorités sanitaires chinoises, lors d’une conférence de presse en janvier, ont assuré que « le nombre d’infections respiratoires restait globalement inférieur à l’année précédente », et que « la situation était sous contrôle ». Les infections respiratoires, comme le HMPV, sont en effet plus fréquentes durant la saison hivernale dans l’hémisphère nord. Mao Nong, porte-parole du ministre chinois des Affaires étrangères, a même précisé que « ces vagues étaient saisonnières et que les maladies semblaient moins graves comparées aux années passées ».

En France, devons-nous nous inquiéter ?

En France, le dernier pic de métapneumovirus humain a été observé entre fin janvier et début mars 2024. Selon Xavier-Marie Duval, infectiologue à l’hôpital Bichat à Paris, « le virus a circulé mais n’a pas provoqué de flambée inquiétante ». En outre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités françaises n’ont pas émis d’alertes particulières concernant ce virus.

Il est important de ne pas céder à la panique, surtout à cause des informations qui circulent sur les réseaux sociaux. De nombreux médias ont révélé que certaines des images les plus alarmistes de la situation en Chine sont en réalité anciennes. Certaines datent de 2022. De plus, aucune déclaration officielle de l’OMS ou des autorités chinoises ne parle d’une urgence sanitaire majeure. Le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste interviewé par Doctissimo, appelle donc à la prudence : « On surveille, mais on ne panique pas ! ». Il souligne également qu’il est essentiel de « se baser sur des informations sanitaires fiables et vérifiées, et non sur des rumeurs ou des images sorties de leur contexte ».

Bien qu’il soit toujours bon de rester informé·e, les expert·e·s s’accordent à dire que le métapneumovirus humain ne présente pas de danger immédiat pour la population générale. Au final, ce n’est peut-être pas le « virus du siècle », mais plutôt une histoire à suivre de près. Comme toujours, le bon sens et la prudence sont nos meilleurs alliés.

Margaux L.
Margaux L.
Je suis une personne aux intérêts variés, écrivant sur divers sujets et passionnée par la décoration, la mode et les séries télévisées. Mon amour pour l'écriture me pousse à explorer différents domaines, qu'il s'agisse de partager mes réflexions personnelles, de donner des conseils en matière de style ou de partager des critiques de mes séries préférées.

Pourquoi les chutes sont plus fréquentes selon la morphologie

Les chutes font partie des accidents du quotidien les plus fréquents. Elles peuvent survenir à tout âge et...

En cas d’accident, cette place dans la voiture est celle qui sauverait le plus de vies

Quand on monte dans une voiture, on pense rarement à sa sécurité en choisissant sa place. Par habitude,...

Atteinte d’Alzheimer, elle a tout oublié… sauf la danse

Il existe des histoires qui rappellent avec force que la mémoire ne se limite pas aux mots. Certaines...

Cette activité pourrait réduire le risque de démence de 76 % d’après une étude

Et si une activité à la fois conviviale, artistique et accessible pouvait devenir un allié majeur pour préserver...

Insomnies ? Ces exercices doux pourraient vous aider à mieux dormir

Vous tournez dans votre lit en attendant le sommeil comme on attend un bus en retard ? Rassurez-vous,...

Écrire sa liste de courses à la main : une habitude qui cache bien plus que vous ne l’imaginez

Préférer le papier au smartphone pour sa liste de courses est loin d’être anodin. Cette habitude, apparemment simple,...