Une enquête récente révèle qu’un geste du quotidien, très répandu chez les hommes, irrite fortement une majorité de femmes. Ce n’est pas une question de manières, mais bien de confort, d’hygiène… et de respect mutuel dans les espaces partagés.
Une habitude banale, mais loin d’être anodine
Dans de nombreux foyers, une scène se répète discrètement mais régulièrement : les femmes se retrouvent à nettoyer des éclaboussures autour des toilettes après le passage d’un homme ayant uriné debout. Selon un sondage récent, près de trois hommes sur quatre privilégient encore cette position, y compris à la maison. Si ce geste est souvent perçu comme automatique, il n’est pourtant pas neutre dans un cadre partagé.
Pour beaucoup de femmes, cette habitude représente une source d’agacement quotidien, voire de fatigue mentale, liée au fait de devoir constamment « rattraper » un manque d’attention. Et derrière cette irritation se cache une réalité simple : l’environnement domestique est un espace commun, qui mérite soin, respect et considération pour toutes les personnes qui l’utilisent. Ce n’est pas une question de contrôle, mais de confort collectif.
How often do men sit down to pee? British men are among the least likely to do so
% who sit down to pee « every » or « most times »
🇩🇪 62%
🇸🇪 50%
🇩🇰 44%
🇦🇺 40%
🇫🇷 35%
🇨🇦 34%
🇪🇸 34%
🇮🇹 34%
🇵🇱 27%
🇬🇧 24%
🇺🇸 23%
🇲🇽 21%
🇸🇬 20%https://t.co/8RGfSRNdyN pic.twitter.com/B0cW0NZVBW— YouGov (@YouGov) May 16, 2023
Des pratiques très différentes selon les pays
Fait intéressant, cette habitude varie fortement selon les cultures. Dans certains pays comme l’Allemagne, une majorité d’hommes déclarent s’asseoir pour uriner la plupart du temps, voire systématiquement, surtout à domicile. À l’inverse, dans des pays comme le Royaume-Uni ou le Mexique, beaucoup d’hommes affirment ne presque jamais adopter la position assise.
Ces différences montrent que cette pratique n’est pas biologique ou inévitable, mais largement influencée par les normes sociales, l’éducation et les habitudes culturelles. Autrement dit, ce n’est pas une fatalité : les comportements évoluent, et peuvent s’adapter à des environnements plus partagés et respectueux.
Hygiène, santé et confort : la position assise a des atouts
Au-delà de l’aspect relationnel, les experts soulignent que la position assise présente de vrais bénéfices en matière d’hygiène. Lorsqu’un homme urine debout, des micro-gouttelettes peuvent se disperser jusqu’à plusieurs mètres autour de la cuvette, contaminant potentiellement le sol, les murs, voire des objets du quotidien comme les serviettes ou les brosses à dents. Même avec un bon nettoyage, cette dispersion reste difficile à éviter complètement.
Sur le plan médical, certaines études indiquent également que s’asseoir permet, pour certains hommes – notamment ceux ayant des troubles urinaires ou des problèmes de prostate – de mieux vider la vessie. Cela peut contribuer à réduire les risques d’infections urinaires ou d’inconfort à long terme. Autrement dit, ce n’est pas seulement une question de politesse, mais aussi de bien-être corporel et de santé.
Un enjeu de respect et de charge mentale
Pour beaucoup de femmes, cette habitude touche à un sujet plus large : le partage des responsabilités domestiques dans le couple. Nettoyer les toilettes n’est pas une tâche anodine, et lorsqu’elle revient systématiquement à une seule personne, cela alimente un sentiment d’injustice. S’asseoir pour uriner devient alors, pour certaines personnes, un geste simple mais symbolique, traduisant une attention aux autres et une volonté de préserver un espace commun propre et agréable.
Il ne s’agit pas de pointer du doigt, mais d’inviter à une prise de conscience. Les habitudes les plus anodines peuvent avoir un impact réel sur la qualité de vie des personnes qui partagent votre quotidien.
Vers une évolution des mentalités
Bonne nouvelle : les mentalités évoluent. De plus en plus d’hommes reconsidèrent cette pratique, non pas par contrainte, mais par choix conscient, dans une logique de respect, de confort et de bienveillance envers leurs partenaires ou colocataires. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de redéfinition des normes domestiques, où chacun contribue à un environnement sain, apaisant et équilibré.
En résumé, adopter la position assise ne remet pas en question la virilité, l’identité ou l’autonomie d’un homme. C’est simplement un ajustement pratique, respectueux et bénéfique pour tous. Votre confort compte, celui des autres aussi. Et dans un espace partagé, chaque attention devient un acte positif, durable et profondément humain.
