Votre enfance n’a pas été bercée par des « tu vas y arriver » ou des « je crois en toi ». Votre maman, censée être votre supportrice numéro un et vous soutenir même quand vous voulez devenir magicienne, allait rarement dans votre sens. Au lieu de vous tirer vers le haut, elle vous descendait plus bas que terre. Et si vous avez ces attitudes aujourd’hui, c’est certainement que votre mère ne vous a pas soutenu hier.
Vous doutez constamment de vous, même lorsque tout va bien
On grandit toutes avec l’idée que « la mère parfaite » existe quelque part : celle qui encourage, qui rassure, qui écoute, qui dit « je crois en toi » sans hésiter. La réalité est bien plus complexe. Une maman est souvent une épaule sur laquelle on peut reposer, mais, parfois, elle n’est pas celle qui nous relève, mais celle qui nous enfonce. Elle n’est pas celle qui supprime les obstacles, elle est celle qui les fonde. Si certaines mères soutiennent leurs enfants dans leurs envies de tour du monde, leurs carrières de chanteur et leurs choix sentimentaux, d’autres restent sur la réserve.
Les adultes qui n’ont pas été encouragés dans l’enfance ont souvent intégré l’idée que leurs choix, leurs pensées, leurs envies ne valent pas grand-chose. Si votre mère ne vous a pas soutenu dans l’enfance, vous avez certainement tendance à vous remettre en question. Et ça surpasse le raisonnable. Vous ne célébrez jamais vos réussites, vous demandez l’avis des autres pour tout et vous avez cette coriace sensation de « ne pas être assez ». Ce doute permanent n’est pas un trait de caractère. C’est la conséquence d’années passées à évoluer dans l’indifférence glaciale de votre mère.
Vous avez du mal à exprimer vos besoins
Votre mère, au lieu de s’impliquer dans votre éducation, est restée spectatrice de votre croissance. Elle n’a jamais levé le petit doigt pour vous aider ou faciliter votre quotidien. Quand on grandit dans un environnement où nos besoins émotionnels ne sont pas entendus, on finit souvent par… ne plus les ressentir. Résultat, aujourd’hui, vous dites « oui » à tout le monde même quand ça dépasse vos limites. Vous refusez de demander de l’aide, pensant que la personne en face à mieux à faire. Plus terrible encore, vous avez l’impression d’être trop exigeante quand vous exprimez quelque chose.
Vous cherchez compulsivement la validation extérieure
Sans soutien maternel, l’enfant se débrouille comme il peut pour se rassurer : il apprend à séduire, à plaire, à s’adapter. Si votre mère ne vous a pas soutenu pendant l’enfance, vous vous êtes probablement construite dans le regard des autres. Aujourd’hui, vous paniquez à la simple idée de décevoir, et vous montrez toujours la meilleure version de vous-mêmes, quitte à trahir qui vous êtes vraiment. Vous faites tout pour vous faire une place dans le cœur des autres et culminer dans leur estime. Ce besoin n’a rien d’un caprice : c’est une stratégie de survie apprise très tôt.
Vous êtes très dure envers vous-mêmes
Une mère qui ne soutient pas, c’est souvent une mère qui critique, minimise ou compare. Si vous avez grandi avec la réplique psychologique de la marâtre dans Cendrillon, vous redoublez de sévérité avec vous. Vous ne vous jetez pas des roses, vous ne gardez que les épines. Votre petite voix intérieure vous murmure des phrases dégradantes en permanence. « Tu aurais pu mieux faire ». « Tout le monde y arrive sauf toi ». « Ne t’emballe pas trop ». Ce ne sont que les échos lointains de votre mère. Cette sévérité n’est pas naturelle : elle se guérit, parce qu’elle n’est pas à vous. Elle vous a été transmise.
Vous attirez souvent des relations déséquilibrées
Quand on n’a pas été soutenue, les repères affectifs deviennent flous. Résultat : à l’âge adulte, on risque d’accepter des relations où l’on donne beaucoup… et où l’on reçoit très peu. Si vous n’avez pas été soutenue par votre mère pendant l’enfance, vous avez probablement cru que c’était la norme. Aujourd’hui, vous acceptez ce qui pour beaucoup sonne comme des red flags. Au travail et dans votre vie amoureuse, les relations sont bancales et vous êtes cette personne qu’on fait patienter, espérer, douter, culpabiliser.
Bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour se soutenir soi-même
Reconnaître ces signes ne signifie pas pointer du doigt votre mère, mais comprendre comment votre histoire vous a façonnée. Votre maman, elle aussi, a peut-être manqué de reconnaissance dans son enfance et n’a fait que reproduire ce qu’elle pensait « juste » autrefois. Si votre maman ne vous a pas soutenu pendant l’enfance, vous en gardez des séquelles et ça peut vous nuire au quotidien. Or, vous pouvez conjurer ce mauvais sort :
- en apprenant à vous parler avec douceur,
- en choisissant des relations réciproques,
- en posant des limites,
- en valorisant vos efforts plutôt que vos « résultats ».
Vous n’avez peut-être pas grandi avec une mère qui vous soutenait, mais vous pouvez devenir la femme qui se soutient elle-même et c’est infiniment puissant.
