Et si les violences des hommes ruinaient la société ? Le chiffre qui fait froid dans le dos

Et si la violence des hommes n’était pas seulement un fléau humain, mais aussi une catastrophe économique ? C’est le constat sans appel de Lucile Peytavin, historienne, qui chiffre à presque 100 milliards d’euros chaque année le coût généré par la surreprésentation masculine dans la délinquance et la criminalité.

Un poids colossal sur les finances publiques

Le calcul inclut les frais directs liés à la justice, la police, les secours, mais aussi les coûts indirects : soins, accompagnement psychologique, perte de productivité, dégâts matériels et humains. Près de 95 % des auteurs de vols, 97 % des auteurs de violences sexuelles et 99 % des auteurs de viols sont des hommes, de même que la majorité écrasante des détenus et des condamnés. Si ce modèle de virilité était déconstruit, la France économiserait chaque année un montant supérieur à celui du déficit public.

 

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La virilité toxique, une construction sociale

Contrairement aux idées reçues, la violence masculine n’a pas de fondement biologique : il s’agit d’un effet pervers de l’éducation genrée, qui valorise la force, la puissance et la domination chez les garçons. Les discours qui attribuent l’agressivité masculine à « la testostérone » sont contredits par les sciences humaines : le phénomène est majoritairement culturel.

Eduquer autrement pour prévenir

L’historienne Lucile Peytavin et les chercheuses militent pour une remise à plat de l’éducation familiale et scolaire, combattant les stéréotypes virils qui formatent les jeunes garçons à dissimuler leur vulnérabilité et à rejeter l’empathie. La prévention, l’accompagnement et l’éveil à une masculinité non violente permettraient, selon elles, de réduire ces coûts colossaux, pour une société plus sereine… et moins ruineuse.

En définitive, rendre visible ce coût de la violence masculine, c’est mettre en lumière l’impact social et budgétaire de la virilité toxique. Le chemin serait alors ouvert vers une éducation nouvelle et une société moins brutale.

Clelia Campardon
Clelia Campardon
Diplômée de Sciences Po, je nourris une véritable passion pour les sujets culturels et les questions de société.

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