Pourquoi on aime tant les (télé)films de Noël ?

Ils sont niais, parfois très clichés, mais on ne peut pas s’empêcher de les regarder. Les (télé)films de Noël sont un petit péché mignon pas toujours facile à assumer. Il n’y a pourtant aucune honte à les aimer, car ces feel good movies nous font du bien. Mais pourquoi on les aime tant au fait ? Explications.

La magie de Noël, l’esprit cocooning

Le sapin, la décoration, les cadeaux, le menu, la tenue, la musique, tout y est ou presque. Impossible de passer Noël sans regarder, que l’on ose se l’avouer ou non, un (télé)film de Noël. Et à voir la grille des programmes des grandes chaînes télé chaque année, mais aussi de Netflix, nous ne sommes pas les seul.e.s à les aimer.

Il faut dire que la période dès novembre est propice aux instants cocooning. Les journées sont froides, la nuit tombe tôt. La fatigue et le manque de lumière se font sentir de plus en plus et nous obligent à ralentir. Ou plutôt nous offrent une bonne excuse. Car après de longs mois d’été on apprécie de pouvoir enfin décompresser et passer nos week-ends sous la couette sans culpabiliser.

Les (télé)films de Noël sont alors le complément parfait à ces instants de paresse. Ils nous transportent dans un univers parallèle merveilleux et nous enveloppent de leur magie, comme une douce couverture qui ne réchauffe pas notre corps, mais notre cœur. Le scénario est convenu, on connaît déjà le happy end qui nous attend. Nul besoin alors de réfléchir. Il n’y a qu’à se laisser transporter par ce film dénué de négativité qui nous plonge dans une magie de Noël réconfortante.

Des (télé)films de Noël feel good et thérapeutiques

Les (télé)films de Noël fonctionnent tous ou presque sur le même scénario. On découvre un.e héros.ïne qui ne croit plus en l’amour, en Noël, qui a perdu un.e membre de sa famille ou son travail… En bref, qui traverse un moment difficile et n’a plus d’espoir ou l’envie d’y croire.

Mais comme toujours, la magie de Noël va opérer. Même si cette personne montre de la résistance, elle va parvenir bien entendu, aidée d’un personnage plein de bienveillance, de générosité et d’optimisme, à avoir de nouveau envie de vivre et d’aimer. Une belle histoire d’amour, une réconciliation familiale ou amicale, le happy end bien que connu à l’avance n’en est pas moins réjouissant.

Les (télé)films de Noël ont ainsi un côté feel good mais aussi thérapeutique. S’ils fonctionnent aussi bien c’est parce que leurs personnages sont humains, attachants. Leurs blessures font écho à nos propres blessures. On a alors envie qu’ils guérissent ou qu’ils parviennent à mener à bien leur mission comme on aimerait peut-être inconsciemment pouvoir le faire nous-mêmes.

Qu’importe alors qu’ils soient caricaturaux, clichés, mielleux, les (télé)films de Noël nous font un bien fou. Plus question alors d’en avoir honte. Un peu de niaiserie n’a jamais fait de mal.

Carole Guidon
Carole Guidon
Les rondeurs ne sont pas synonymes de laideur. Le corps gros n'est pas forcément un fardeau. Moi-même, je suis une jeune fille ronde et épanouie qui s'assume. J'aime la vie et les plaisirs simples. Et j'ai à cœur de militer au quotidien contre la grossophobie qui gangrène notre société. Derrière chaque corps se cache une histoire, heureuse ou douloureuse, mais toujours unique, qu'on gagnerait à accueillir avec respect et humilité.

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