Cette ancienne Miss raconte ses galères de logement après son règne

Quand les paillettes s’éteignent et que les projecteurs se tournent vers une autre, la réalité peut frapper fort. C’est ce qu’a vécu Vaimalama Chaves, Miss France 2019, qui a récemment brisé le silence sur les difficultés auxquelles elle a été confrontée une fois sa couronne rendue.

Une année de rêve… suivie d’un saut dans le vide

Durant son année de règne, Vaimalama Chaves a vécu ce que beaucoup qualifieraient de conte de fées : déplacements dans toute la France, invitations prestigieuses, vie à Paris dans un appartement de fonction, voiture avec chauffeur. Sauf que cette vie de Miss s’arrête brutalement, presque du jour au lendemain.

Invitée sur Europe 1 à l’occasion de la sortie de son livre « O Vai – Découvrir Tahiti c’est comprendre son âme », l’ancienne Miss a confié que la transition après son mandat avait été particulièrement compliquée. « Une fois que c’est terminé, je dois me débrouiller toute seule », a-t-elle expliqué avec franchise.

« Je me retrouve SDF »

Le départ de l’appartement de fonction est une étape à laquelle les anciennes Miss sont préparées administrativement, mais rarement humainement. Sans logement, sans garantie, parfois sans même un compte bancaire actif en métropole, la situation devient vite un casse-tête.

« Pendant votre règne de Miss, vous avez un logement de fonction qui vous est prêté, mais lorsque la nouvelle Miss arrive, on vous demande gentiment de partir de cet appartement. Du coup, vous n’êtes pas du tout accompagnée et vous vous dites : ‘Je me retrouve SDF’ », a résumé le journaliste face à elle. Ce à quoi Vaimalama Chaves a répondu sans détour : « C’était un peu complexe oui ».

Un système bancal pour celles qui viennent de loin

L’ancienne Miss, originaire de Tahiti, a également souligné les difficultés supplémentaires pour les candidates ultramarines. « Surtout quand on n’a pas anticipé et fait un compte en banque en France. Et pour faire un compte en banque en France, il faut une adresse postale en France, et pour ça il faut un logement… ».

Ce cercle vicieux, bien connu de nombreuses personnes précaires, prend ici une dimension inattendue. Car malgré sa notoriété, Vaimalama Chaves n’a pas échappé aux démarches laborieuses ni à l’isolement d’une jeune femme livrée à elle-même dans une grande ville.

Dormir sur des canapés, en attendant mieux

Faute de mieux, elle a dû compter sur la solidarité de ses proches : « J’ai passé un mois à vagabonder et à squatter des canapés ». Une période transitoire marquée par l’incertitude, loin des images reluisantes véhiculées par les réseaux sociaux ou les médias.

Ce n’est qu’après plusieurs semaines de galère qu’elle trouve enfin un appartement. Un tournant décisif qu’elle décrit avec émotion : « Mon appartement était trop bien. Quand je l’ai trouvé, je me suis dit : ‘Ok, c’est bon, c’est là’. Quand on a fermé la porte après avoir signé le bail, je me suis allongée par terre, je me suis mise en boule ».

Un témoignage rare dans le monde très codifié des Miss

Vaimalama Chaves ne dénonce pas l’organisation Miss France, mais elle soulève une question rarement abordée : que devient-on quand on cesse d’être Miss ? Et surtout, comment est-on préparée à ce retour brutal à la réalité, après une année placée sous le signe du rêve et de l’exception ?

Avec honnêteté et recul, elle partage son expérience sans amertume, mais avec lucidité. Son témoignage invite à repenser l’accompagnement de ces jeunes femmes, souvent très jeunes, qui après une année d’exposition médiatique se retrouvent confrontées à des défis très concrets.

Une nouvelle vie, loin du strass

Aujourd’hui, Vaimalama Chaves s’est construite une nouvelle vie. Très active sur les réseaux sociaux, elle partage son quotidien fait de sport, de voyages, de musique et d’écriture. Son récit de l’après-Miss révèle que derrière l’image lisse d’une institution populaire se cache une réalité bien plus nuancée.

 

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En parlant sans détour, elle donne une voix à celles qui ont traversé des moments similaires mais n’ont jamais osé en parler. Et rappelle que même les reines de beauté ne sont pas à l’abri des galères ordinaires.

Soraya
Soraya
Passionné·e de saveurs authentiques et d'explorations culinaires, je parcours le monde à la recherche des pépites gastronomiques pour les partager avec vous. Gourmet·te invétéré·e, je crois fermement que chaque plat a une histoire à raconter.

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