Et si avoir trop de temps libre rendait malheureux·se ?

Vous ne rêvez que d’avoir plus de temps libre et des vacances à durée indéterminée, pour enfin souffler ? Figurez-vous que d’après une étude publiée par l’American Psychological Association, avoir trop de temps libre ne vous rendrait finalement pas plus heureux.se. Bien au contraire, cela serait aussi stressant que de ne pas avoir assez de temps. Zoom sur l’effet du temps libre sur notre bien-être. 

Temps libre & bien-être : une question de dosage

Les études se sont toujours intéressées à l’effet du temps libre sur notre santé mentale et physique. Et le résultat est concluant : nous sommes plus heureux.ses quand nous avons du temps pour nous. Mais que se passe-t-il lorsqu’on en a beaucoup trop ?

Contre toute attente, l’enquête révèle qu’en avoir trop et ne rien en faire rend malheureux.se voire même, augmenterait notre jauge de stress. En effet, d’après cette étude réalisée auprès de 22 000 Américain.e.s en 2021, au bout de cinq heures de temps libre, le bien-être des répondant.e.s commence à décliner.

En outre, les personnes ayant droit à 7h de repos se sentent moins productives, moins heureuses et plus stressées que celles se reposant 3h30, selon les résultats de cette étude publiée par l’American Psychological Association. Le temps libre idéal serait alors estimé à 5 heures, pas plus, selon les auteur.ice.s.

Comment profiter de son temps libre ?

Au bout d’une heure et demie allongé.e sur votre canapé, vous vous sentez las.se, mou.olle et démotivé.e ? Vous avez l’impression de ne pas être productif.ve et de n’avoir aucunement profité de votre temps libre ? C’est normal. D’après la spécialiste de la psychologie positive, Florence Servan-Schreiber, cela est dû à un manque d’engagement dans l’activité que vous pratiquez durant votre temps libre.

Être productif.ve, la clé du bonheur ? Non. Avoir du temps pour soi est essentiel. L’idée est de trouver un bon équilibre, avec une quantité de temps libre adaptée à vos envies et besoins.

Un chercheur américano-hongrois du nom de Mihaly Csikszentmihalyi a prouvé, au travers d’une expérience visant à identifier les causes du bonheur, que l’engagement dans une activité rend plus heureux.se.

«  L’engagement est un moment pendant lequel on met à profit ses compétences, avec un objectif et pour lequel on reçoit du feedback. Pendant une expérience de flux, on perd la notion de soi et cela nous rend heureux.ses. Lorsque la voix dans notre tête se tait (il faut savoir que l’on se dit pas loin de 3 000 mots par minute), nous perdons la notion du temps », explique Florence Servan-Schreiber au Elle magazine

Par conséquent, lorsque vous êtes dans l’oisiveté sur une longue durée, votre petite voix intérieure reprend du service et vous transmet des messages négatifs comme la sensation d’improductivité et de lassitude. Florence Servan-Schreiber recommande ainsi de modérer l’oisiveté et de privilégier plutôt des activités qui procurent du plaisir et de l’engagement.

Organisez votre temps libre

Autre conseil : tout comme pour vos journées de travail, organisez votre temps libre. Sinon vous risquez de vous sentir anxieux.se et non productif.ve.

L’étude de l’American Psychological Association recommande aussi de se mettre à la peinture ou d’apprendre une langue étrangère. Si cela ne vous intéresse pas, vous pouvez tout aussi bien vous accorder une discussion avec vos ami.e.s ou lire un magazine.

Ainsi, en s’adonnant à une activité qui vous passionne et vous plait, le temps passera plus vite et les pensées négatives disparaitront.

Et vous, combien de temps libre vous accordez-vous ? Qu’en faites-vous ? N’hésitez pas à nous partager, sur notre forum, vos ressentis et vos activités pour ne plus s’ennuyer. 

Shem's Tlemcani
Shem's Tlemcani
Je suis passionnée par les sujets sociétaux et la santé. Mon intérêt pour les questions sociales me pousse à explorer des enjeux tels que la lutte contre la pauvreté, l'éducation et le changement climatique. En matière de santé, je m'investis dans les domaines du bien-être, de la nutrition et de la prévention des maladies. Je m'efforce de rester informée et d'utiliser ma voix pour sensibiliser et encourager le débat et l'action sur ces sujets cruciaux.

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