Le Sad Nipple Syndrome : quand nos tétons dépriment

Se sentir triste, jaloux ou en colère quand on vous touche les tétons a un nom : le Sad Nipple Syndrome. Et cette drôle d’affection restée étrangement secrète jusqu’ici fait désormais parler d’elle. Sur le site Reddit, les témoignages d’hommes et de femmes affluent décrivant ainsi la survenue d’émotions négatives au toucher de la poitrine.

Nos tétons liés à nos émotions ?

C’est une discussion comme il en existe tant sur le site Reddit qui a révélé au grand jour le mystère des tétons tristes. Le sous-forum, initialement dédié aux jeunes mamans avait pour sujet « les émotions négatives liées à l’allaitement ». Très vite pourtant, les témoignages de personnes lambdas faisant état elles aussi d’émotions négatives ressenties au toucher des tétons ont commencé d’affluer. C’est ainsi que l’incroyable Sad Nipple Syndrome a été découvert.

Jusqu’ici en effet, ces personnes qui ressentaient tristesse, jalousie ou colère au toucher du bout des seins pensaient être des bizarreries de la nature. Elles n’imaginaient pas alors à quel point le syndrome des tétons tristes pouvait être répandu.

Intriguée par ces témoignages, Stevie Martin, une journaliste du site américain Refinery 29 a alors mené l’enquête. Et ce qu’elle a découvert est surprenant. Si tétons et émotions sont étrangement liés, tous ceux qui souffrent du Sad Nipple Syndrome ne ressentent pas la même chose.

Olivia, 27 ans, raconte ainsi comment le toucher des tétons déclenche chez elle une étrange vague de jalousie. Jen décrit quant à elle une émotion ressentie semblable à un « mal du pays ». Mais chez elle, ce syndrome semble s’être évaporé dès lors qu’elle a commencé à mener une vie sexuelle active. Car détail qui a son importance, ces sentiments surviennent aussi lorsque la personne se touche elle-même le bout des seins.

D’autres témoignages rapportent également la survenue de tristesse, de colère et même de culpabilité au toucher des tétons. Fort heureusement, ces émotions ne semblent pas durer plus de 10 à 20 secondes. Elles n’handicapent donc pas la vie des gens qui en souffrent. Voilà sans doute la raison pour laquelle on n’en avait jamais entendu parler jusqu’ici.

Sad Nipple Syndrome : un mystère pour la médecine

Si de nombreuses femmes ont accepté de répondre à Stevie Martin, peu d’hommes en revanche ont osé prendre la parole. Ce sont alors leurs petites amies qui sont entrées en contact avec la journaliste. Des témoignages qui ont permis de mettre en évidence deux choses. D’une part, que le syndrome du téton triste touche aussi bien les hommes que les femmes. D’autre part, qu’il semble plus difficile pour les hommes d’en parler.

Le manque de communication autour de ce syndrome a d’ailleurs une autre conséquence. Totalement inconnu pour la médecine, le Sad Nipple Syndrome n’a jamais été étudié. On ne sait donc pas très bien comment l’expliquer. Stevie Martin a ainsi contacté de nombreux professionnels de santé. Les seules réponses qu’elle a obtenues ont été « En X années de carrière, je n’ai jamais entendu parler de ça. »…

La journaliste s’est alors essayée à une théorie. En se basant sur une étude analysant la neuropsychologie de l’orgasme féminin, elle a imaginé un lien possible entre stimulation des tétons et libération d’ocytocine, l’hormone de l’attachement et de l’affection. Voilà peut-être un début d’explication pour comprendre pourquoi le toucher des tétons déclenche chez certains de vives émotions.

On attend donc désormais avec impatience que la médecine se penche sur ce Sad Nipple Syndrome. On s’en doute, bien que le sujet soit fascinant, la science a sûrement des affaires plus urgentes à régler…

Et vous, êtes-vous touchée par le Sad Nipple Syndrome ? Venez en parler sur notre forum.

Carole Guidon
Carole Guidon
Les rondeurs ne sont pas synonymes de laideur. Le corps gros n'est pas forcément un fardeau. Moi-même, je suis une jeune fille ronde et épanouie qui s'assume. J'aime la vie et les plaisirs simples. Et j'ai à cœur de militer au quotidien contre la grossophobie qui gangrène notre société. Derrière chaque corps se cache une histoire, heureuse ou douloureuse, mais toujours unique, qu'on gagnerait à accueillir avec respect et humilité.

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