Chaque année, le cancer de l’ovaire touche des milliers de femmes et reste l’un des cancers gynécologiques les plus meurtriers, principalement du fait d’un diagnostic trop tardif, les symptômes étant souvent discrets ou non spécifiques. Actuellement, la majorité des cas sont découverts à un stade avancé, ce qui complique leur prise en charge.
Une détection plus précoce grâce à la biologie moléculaire
La nouvelle technique repose sur la recherche dans le sang de fragments d’ADN et de molécules spécifiques produits par les cellules cancéreuses. Ces « cartes de visite » moléculaires sont identifiées à l’aide d’une intelligence artificielle entraînée à reconnaître les profils pathologiques. Les premiers résultats sont impressionnants : dans une cohorte de plus de 800 patientes, le test aurait permis de dépister la maladie dans plus de 90 % des cas, et détecté 87 % des cancers même à un stade précoce.
Un outil prometteur pour sauver des vies
La capacité à distinguer les masses cancéreuses des lésions bénignes avant même une intervention chirurgicale pourrait considérablement changer l’approche médicale, en permettant des traitements adaptés dès le début. En cas de confirmation à large échelle, ce test sanguin pourrait être intégré au parcours de dépistage, notamment chez les patientes à risque ou lors d’un bilan de symptômes évocateurs.
Les perspectives et précautions
Bien que les premiers résultats soient très encourageants, les chercheurs insistent sur la nécessité de mener de nouveaux travaux afin de valider ces performances à grande échelle et de définir leur intégration pratique dans le système de santé. Une version clinique du test pourrait être disponible dans les prochaines années si ces avancées se confirment.
Ce progrès marque une étape clé dans la lutte contre le cancer de l’ovaire, portant l’espoir d’un dépistage accessible, non invasif et hautement fiable pour transformer le pronostic des patientes.