Cette habitude pendant la Coupe du monde pourrait être bénéfique pour le couple

En ce moment, les matchs de la Coupe du Monde animent les soirées et reviennent inlassablement à l’écran, bousculant la routine des amoureux transits. Il faut bien l’avouer : ce n’est pas le programme le plus romantique qui soit. Si cet événement sportif divise souvent les couples, un récent sondage prouve qu’il peut également rassembler et renforcer la complicité. À une condition : que les deux partenaires soient dans le même camp et défendent les couleurs de la même équipe.

Soutenir la même équipe en couple, un hymne à l’amour

Cette Coupe du Monde 2026 bouleverse le quotidien de nombreux couples, qui agitent des fanions au lieu de se faire des papouilles et qui ont la réponse toute trouvée à la question “on regarde quoi ce soir ?”. Une chose est sûre : ils ne passent plus des heures à parcourir le catalogue Netflix en quête d’une série qui mette tout le monde d’accord.

Selon une description très caricaturale, les hommes prennent racine dans le canapé, une bière à la main et prennent part au match qui se joue à la télévision comme si leur avenir en dépendait. Pendant qu’ils crient à la faute, réclament un penalty à l’arbitre et se lamentent des actions de leur équipe, leurs compagnes trouvent refuge dans une autre pièce pour préserver leurs tympans. Elles espèrent secrètement une coupure de courant pour avoir la paix et pouvoir disposer de leur conjoint.

Si certaines femmes ne sont pas du tout réceptives à ce sport et ne connaissent aucune règle à part le carton rouge, c’est loin d’être la norme absolue. Dans la réalité, nombreux sont les couples qui se barbouillent les jouent à tour de rôle et qui se lèvent en chœur dès que le ballon rentre dans le filet de l’équipe adverse. C’est ce que révèle une enquête menée par la marque LELO auprès de 4600 supporters. Selon les résultats, 50% des couples regardent les matchs main dans la main. Plus intéressant encore, 32% des répondants pensent qu’une victoire de leur équipe nationale pourrait profiter à leur vie de couple.

Partager une passion commune, le secret de la complicité

Que les couples choisissent de suivre cet événement sportif d’anthologie depuis chez eux, dans un bar ou au cœur des fans zones, ils ne forment qu’un, comme une équipe sur le terrain. Ils lèvent l’écharpe dès qu’un joueur tape une pointe d’accélération, s’affolent quand l’équipe adverse contre-attaque et sont même raccord sur leur analyse à la première mi-temps. Ils s’embrassent fougueusement à chaque but et se consolent mutuellement lorsque leur équipe de prédilection est en mauvaise posture.

Le football, parfois critiqué pour l’état d’esprit de ses supporters et les débordements post-match, procure aussi un sentiment d’appartenance fort et crée d’immenses chaînes humaines. Cette solidarité contagieuse se ressent aussi à travers le couple, qui vibre au diapason. Le football sert alors de “trait d’union”. Dans les colonnes du média Psychology Today, les spécialistes en psychologie positive Suzie Pileggi Pawelski et James Pawelski précisent qu’un couple en bonne santé est un couple qui sait jumeler ses émotions.Un commentaire, un regard, un sourire ou une remarque lancée à la volée sont autant de façons de dire : « Partage ce moment avec moi. »

Et les matchs de football provoquent justement cette alchimie, en rapprochant à la fois les cœurs et les esprits. Ce sont des amplificateurs de complicité. Dans les dernières minutes d’un match serré, vous vous tenez la main sans même y penser. Après une occasion ratée, vous échangez un regard complice qui dit : « On a souffert ensemble sur celle-là. ». Autant de micro-connexions qui taclent l’indifférence du scroll et qui amortissent les querelles. Parce que oui hurler jusqu’à s’en casser la voix, stresser pour son équipe autant que pour un examen, s’enlacer spontanément au coup de sifflet final est aussi une forme de déclaration d’amour.

Un moment de connexion gagnant, qu’importe le score final

L’étude de LELO révèle un phénomène surprenant : après un but de leur équipe, 38 % des supporters disent ressentir un tel pic d’adrénaline qu’ils ont davantage envie de se rapprocher de leur partenaire, voire de partager un moment d’intimité. Pas étonnant donc que votre conjoint ait des élans de tendresse à la fin des 90 minutes. Messi, Mbappé, Ronaldo… ces buteurs chevronnés valent tous les aphrodisiaques du commerce.

Ce chiffre s’explique par un mécanisme psychologique bien connu. Quand nous vivons une émotion forte aux côtés de quelqu’un, qu’importe sa nature, notre cerveau a tendance à associer ces sensations positives à la personne qui partage ce moment avec nous. Les psychologues parlent de transfert d’excitation émotionnelle.

Concrètement, lorsqu’un couple exulte ensemble après un but décisif, l’énergie du moment ne reste pas uniquement liée au match. Elle peut aussi renforcer le sentiment de connexion entre les deux partenaires. Les cris de joie, les accolades spontanées, les mains qui se cherchent ou les regards complices amplifient cette proximité. Et d’ailleurs que cette équipe, soutenue frénétiquement, remporte le match ou non, le couple, lui, en sort toujours vainqueur.

Certes, il y en a parfois un qui préfère battre en retraite pour mieux digérer la défaite. Cependant, la réponse de l’autre en face peut faire la différence. Au lieu de minimiser le ressenti de l’autre en disant “ce n’est que du foot, pas la fin du monde”, on reste présent et on se montre compréhensif.

Alors non, les femmes ne regardent pas uniquement le foot pour se rincer l’œil ou classer les joueurs par ordre de beauté. Elles s’impliquent pleinement, que ce soit par réel intérêt ou pour faire plaisir à leur moitié. Finalement, soutenir la même équipe au foot ou ailleurs, c’est une tactique romantique comme une autre.

Émilie Laurent
Émilie Laurent
Dompteuse de mots, je jongle avec les figures de style et j’apprivoise l’art des punchlines féministes au quotidien. Au détour de mes articles, ma plume un brin romanesque vous réserve des surprises de haut vol. Je me complais à démêler des sujets de fond, à la manière d’une Sherlock des temps modernes. Minorité de genre, égalité, diversité corporelle… Journaliste funambule, je saute la tête la première vers des thèmes qui enflamment les débats. Boulimique du travail, mon clavier est souvent mis à rude épreuve.

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