#Iwas : victimes de violences sexuelles elles témoignent sur Twitter

La parole continue de se libérer sur les réseaux sociaux. Depuis début juin, sur Twitter, des milliers de victimes témoignent des agressions sexuelles qu’elles ont subies durant leur adolescence ou leur enfance à travers le hashtag #Iwas.

Des témoignages forts et poignants

Dans le sillage du célèbre #Metoo, du #BalanceTonPorc ou encore plus récemment du #JeSuisUneVictime, des victimes de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel, parfois très jeunes racontent leur agression sur Twitter via le #Iwas. Lancé le 1er juin aux États-Unis et relayé en France depuis le 3 juin, ce hashtag dévoile aux yeux de tous des témoignages glaçants. Ceux de jeunes femmes, et hommes, ayant subi des violences sexuelles il y a plusieurs années.

Des témoignages qui ne cessent de se multiplier. Accompagnés de deux simples mais explicites mots « I was » (« J’étais » ou « J’avais »), nombreuses sont les victimes à oser aujourd’hui parler de leur vécu et de leur âge au moment des faits. En nombre, les récits décrivent souvent des agresseurs que les victimes connaissaient : parents, ex-petits amis, compagnon d’amis… bien souvent sans que ces derniers ne soient à ce jour condamnés…

Des témoignages indispensables pour éveiller les consciences

Tous ces récits intimes parfois difficiles à lire, sont édifiants mais nécessaire à lire. Des actes courageux qui permettent en effet de montrer l’omniprésence, malheureusement encore, de la culture du viol et du victim blaming. Cette culpabilité que l’on fait peser sur les épaules de toutes celles qui ont subi des violences sexuelles, et qui contribue à déresponsabiliser l’agresseur.

Preuve en est : d’après une enquête de l’Institut Ipsos dévoilée il y a un an, pour près d’un Français sur six les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées et elles penseraient « oui » quand elles disent « non » à une relation sexuelle. Des chiffres aussi hallucinants qu’alarmants !

#Iwas est ainsi l’occasion de briser le silence pour certain.e.s qui n’avaient jamais évoqué ces violences auparavant et de rappeler un principe pourtant simple mais visiblement encore mal intégré à savoir : non = non. Silence = non. Oui puis change d’avis = non. Oui avec alcool/drogue = non. La tenue et la réputation ne justifie pas le viol. Le seul coupable c’est le violeur, jamais la victime !

L’initiative de ce hashtag a d’ailleurs été saluée et encouragée par la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa :

Elodie Pimbert
Elodie Pimbert
Journaliste polyvalente, je suis Content Manager et rédactrice web pour le média The Body Optimist. Passionnée par une large variété de sujets, j’ai à cœur de déconstruire les préjugés, stéréotypes et normes qui traversent notre société. Je scrute le web à l’affût des dernières tendances et évolutions, rien d’étonnant donc, à ce que j’écrive et contribue au développement de The Body Optimist depuis plusieurs années

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