Le pire prénom jamais entendu en maternité ? Une infirmière balance tout

Dans les coulisses de la maternité, certains prénoms marquent les esprits bien plus que d’autres. Une infirmière partage une anecdote qui laisse sans voix.

Ce prénom interroge autant qu’il amuse

Donner un prénom à son enfant, c’est un acte d’amour, de projection, un petit bout d’éternité qu’on accroche à un être tout neuf. Sauf que parfois, dans l’enthousiasme ou le désir de se démarquer, les parents débordent un peu du cadre. C’est le cas d’un certain « Richie Rich Putin », prénom attribué à un nouveau-né dans une maternité allemande, et raconté par une infirmière visiblement encore sous le choc.

L’histoire commence sur un forum de futures mamans, où une internaute allemande, enceinte, partage ses réflexions autour du choix de prénom. Jusque-là, rien de plus normal. Toutefois, la conversation bascule lorsqu’elle évoque une discussion avec son amie infirmière, qui lui a livré une liste de prénoms marquants entendus au fil des années. En haut du classement ? « Richie Rich Putin ». Rien que ça.

Rire jaune dans les couloirs et malaise au guichet

L’infirmière raconte avoir vérifié plusieurs fois le formulaire, pensant d’abord à une plaisanterie. Mais non, les parents étaient parfaitement sérieux. Et visiblement fiers. Quand on aime, on ne compte pas – ni les syllabes, ni les références mondiales…

Dans le forum, les réactions fusent. Rires nerveux, indignation polie, interrogations sincères : tout y passe. « J’espère qu’ils ont prévu un bon plan d’épargne pour la thérapie », plaisante une internaute. Une autre s’interroge : « Et à l’école, on l’appellera comment ? Richie ? Rich ? Vlad ? ». Bref, le prénom amuse, mais dérange aussi. Car derrière l’anecdote un peu folle, une vraie question se cache : où est la limite entre originalité et fardeau ? Un prénom peut-il être si unique qu’il en devient un handicap ?.

Prénommer, c’est aimer… avec lucidité

Chaque parent a le droit de choisir un prénom singulier, de sortir des sentiers battus, de fuir les prénoms « tendance » pour offrir à son enfant une identité marquante. Et c’est même beau, parfois. Parce qu’il y a de la poésie dans un prénom choisi avec cœur. Parce qu’un prénom peut raconter une histoire, une culture, une passion. Cependant, quand cette histoire vire au gag involontaire ou à la provocation gratuite, on est en droit de se demander si l’intérêt de l’enfant a vraiment été placé au centre.

Il ne s’agit pas de juger ou de se moquer. Il s’agit de réfléchir. Parce que ce prénom, aussi farfelu soit-il, ce n’est pas un pseudonyme de réseau social. C’est une réalité administrative, sociale, scolaire, professionnelle. C’est une carte d’identité, un CV, un badge, une main tendue à la crèche. Et ce prénom-là, « Richie Rich Putin », risque fort d’éclipser bien des qualités chez l’enfant qui le porte.

Un encadrement juridique plus strict dans certains pays

Certains pays ont compris que le prénom est un enjeu sérieux. En Allemagne, la loi permet ainsi aux officiers d’état civil de refuser un prénom s’il risque de nuire à l’enfant. Idem en Suède, en Islande, ou en Nouvelle-Zélande (où des prénoms comme « 4Real », « Fish and Chips » ou « Lucifer » ont été refusés).

En France, depuis 1993, un prénom peut être rejeté s’il va à l’encontre de l’intérêt de l’enfant – même si l’appréciation reste subjective. Ailleurs, la liberté est totale. Et les excès aussi. Ce qui donne parfois des prénoms à double tranchant : amusants pour les adultes, écrasants pour les petits.

Alors bien sûr, vous avez le droit d’adorer un personnage, un artiste, un mot rare ou une référence culturelle. Toutefois, un prénom, ce n’est pas seulement un rêve de parent. C’est aussi un terrain sur lequel un enfant peut construire sans avoir à se justifier. Alors si vous hésitez, dites-vous ceci : tant que le prénom respecte l’enfant, il aura toujours un charme fou.

Naila T.
Naila T.
Je décrypte les tendances sociétales qui façonnent nos corps, nos identités et nos rapports au monde. Ce qui m’anime : comprendre comment les normes évoluent et transforment dans nos vies, et comment les discours sur le genre, la santé mentale et l’image de soi s’infiltrent dans le quotidien.

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