Ce film d’animation aborde avec sensibilité la dyslexie chez les enfants

« Je suis dyslexique », court-métrage d’animation multi-récompensé, est inspiré d’une expérience vécue par ses réalisateurs. Il illustre la vie d’un petit garçon souffrant de dyslexie. Son combat contre son trouble de l’apprentissage est parsemé de sentiments de solitude et de préjugés de la part des autres élèves. Jusqu’à ce qu’il trouve une amie qui le comprend et avec qui il va pouvoir mieux se battre au quotidien. Un court-métrage d’animation émouvant sur les troubles d’apprentissage à découvrir !

Un court-métrage émouvant sur le courage

« Je suis dyslexique » a été réalisé, produit et écrit en 2016 par Mads Johan Øgaard et Katie Wyman. Leur projet d’études illustre le combat émouvant que mène un jeune garçon dyslexique contre les mots et les livres. Après avoir subi les moqueries de ses camarades de classe, l’enfant se retrouve dans un monde imaginaire où il doit franchir des montagnes de livres vertigineuses.

Seul dans cet environnement, le petit garçon devient un vrai guerrier, devant ces montagnes qui représenteraient le système éducatif. Mais le combat est douloureux, et cet enfant a besoin d’aide, de gens qui lui ressemblent ou qui le comprennent, pour faire face aux sensations de désespoir et de solitude qui l’envahit. Ce film d’animation est inspiré des vécus de sa réalisatrice et de son réalisaeur, tous deux dyslexiques.

« Nous sommes tous les deux dyslexiques et avons tous deux fait l’expérience des différents moyens, bons comme mauvais, par lesquels le système scolaire tente de gérer les élèves dyslexiques. Nous avons réalisé ce film dans l’espoir de donner aux individus qui ont des difficultés d’apprentissage quelque chose auquel ils puissent s’identifier », racontent Mads Johan Øgaard et Katie Wyman.

Il est néanmoins précisé à la fin du court-métrage que toutes les expériences sont différentes. On vous laisse observer le résultat par vous-même :

Un film pour sensibiliser les autres à la différence

« Quelque chose pour leur dire : « Oui, c’est un voyage difficile, mais vous n’êtes pas seul.e et vous pouvez surmonter cette difficulté ! « . C’est un contenu auquel beaucoup d’entre nous n’ont pas eu accès en grandissant. C’est pourquoi nous voulons que le plus de gens possible voient ce film, en espérant qu’il leur donnera le courage de ne pas abandonner », poursuivent les créateurs.

Ce film d’animation est accompagné d’une bande sonore où les paroles (en anglais) complètent les images avec des messages forts : « Je suis dyslexique, je ne suis pas stupide ». Face à l’incompréhension et les moqueries de la grande majorité des enfants qui ne connaissent pas de problème pour la lecture, le message des réalisateurs est clair. Ils ont besoin de sensibiliser le grand public et les personnes concernées à ces troubles de l’apprentissage. Et de montrer aux jeunes dys (dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dysorthographiques, dysgraphiques, dyscalculiques etc.) qu’il.elle.s ne sont pas seul.e.s, ni anormaux.

La dyslexie dont souffre ce petit garçon est une altération spécifique et significative de la lecture. On peut s’imaginer la sensation que cela procure dans le film avec les mots et les lettres qui changent d’ordre, de forme, deviennent brouillons et presque illisibles.

En France, 6 à 8 % de la population aurait des troubles dys. À ce sujet, la 15e Journée nationale des dys se déroulera ce dimanche 10 octobre. Elle concerne les enfants et adultes atteintes de troubles des apprentissages : dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dysorthographiques, dysgraphiques, dyscalculiques. Conférences, ateliers, stands, découvrez le programme complet sur Paris ici !

 

Cette histoire vous a-t-elle ému vous aussi ? Vous êtes, ou un.e de vos proches est dys ? Venez partager vos impressions, vos humeurs sur le forum de The Body Optimist.

Cindy Viallon
Cindy Viallon
Journaliste free-lance, mes sujets de prédilection sont les féminismes intersectionnels, la société et la culture. J’aime déconstruire l’actualité et briser les tabous une fois pour tous·tes !

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