L’actrice Sophie Turner délaisse la peau de bête de Sansa Stark pour revêtir le débardeur vert et le holster de l’iconique Lara Croft. Elle a été choisie pour incarner l’héroïne la plus badass de la pop culture dans la série Tomb Raider, à venir sur Prime Vidéo. Celle qui a fait ses preuves sur le tournage de Game of Thrones succède à Angelina Jolie dans ce rôle féminin fort et elle apporte à l’aventurière effrontée une toute nouvelle nuance.
Sophie Turner en Lara Croft, des images convaincantes
Elle a fait scintiller les yeux des jeunes filles, en pleine construction identitaire et charmer les adolescents en pleine ébullition hormonale. Lara Croft est bien plus qu’une référence de jeu vidéo datée, c’est la première esquisse d’une femme émancipée, l’instigatrice d’un mouvement qui dépasse la frontière pixellisée du gaming. Au-delà d’avoir glamourisé le métier d’archéologue et influencé nos vœux de troisième, Lara Croft a aussi laissé son empreinte dans notre imaginaire. Héroïne de caractère, téméraire, sûre d’elle et indépendante, elle nous a prouvé que force physique et intelligence pouvaient coexister dans un même corps, par ailleurs très standardisé.
Portée à l’écran par Angelina Jolie et Alicia Vikander, Lara Croft s’est illustrée sous plusieurs visages. Dans la prochaine série Tomb Raider, qui viendra s’ajouter au beau catalogue de Prime Vidéo, c’est Sophie Turner qui prêtera ses traits à l’héroïne d’anthologie. Les premières images présagent d’ores et déjà une interprétation moderne mais fidèle au récit originel et au portrait psychologique de Lara Croft.
L’actrice, croisée dans l’univers médiéval de Game of Thrones et au cœur de l’intrigue apocalyptique des X-Men, a l’habitude de se glisser dans la peau de femmes d’acier. Plus authentique et accessible que ses prédécesseurs, Sophie Turner compte bien raviver la flamme de Lara Croft. Et les fans saluent ce casting, particulièrement prometteur, à renfort d’emojis flamme et d’onomatopées élogieuses. La seule question : parviendra-t-elle à dépoussiérer le visuel aguicheur de Lara Croft ? Jusqu’à maintenant, les créations cinématographiques relevaient plus de la performance esthétique que de la liberté d’expression.
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Sophie Turner donne du relief à ce personnage ultra fantasmé
Le plus dur dans ce rôle, déjà bien poncé à l’écran, c’est d’éviter le piège du copier-coller. Parce que dans notre esprit, Lara Croft est égal à Angelina Jolie, parée de sa natte et de ses vêtements moulants. Pour reproduire sur chair, ce que le public a découvert en version angulaire il y a plus de vingt ans, Sophie Turner a ajusté quelques détails sur son corps. Elle s’est teint les cheveux en brun pour se fondre dans son personnage et mieux lui correspondre.
Même si pour l’heure, aucun extrait n’a été diffusé et aucune photo de tournage n’a fuité, Sophie Turner a largement la carrure pour ce rôle. Silhouette athlétique, visage expressif exempt de botox… Là où Angelina Jolie a donné à Lara Croft des airs de demi-déesse inaccessible, Sophie Turner la rend plus humaine et profonde. Ce n’est plus seulement une silhouette que l’on croque du regard mais une femme à part entière dont la beauté se ressent plus qu’elle ne se voit.
Autre détail important : Sophie Turner échappera au dégradant male gaze, ce regard masculin envahissant qui repercute le mythe de la femme objet derrière la caméra. Dans cette série, qui a le mérite de prolonger les présentations et d’éviter le simple show visuel, la scénariste Phoebe Waller-Bridge entend bien dépoussiérer le récit initial et réécrire le script à l’avantage de Lara Croft. Parce que le corps des femmes ne doit pas être un artefact convoité mais un temple respecté.
Les puristes pointent le manque de ressemblance avec l’héroïne
Évidemment, il fallait s’attendre à voir les haters débusquer leur clavier, alias leur arme de combat. Sur les forums et autres plateformes parallèles, les nostalgiques de l’ancien temps fustigent le choix de l’actrice. Ils lui reprochent de trop grandes différences anatomiques avec l’héroïne originelle. Forcément, puisqu’à la base, Lara Croft a deux airbags à la place de la poitrine, un fessier digne d’un BBL et une taille tellement fine qu’elle en est inimitable à moins de se faire retirer quelques côtes flottantes. Perçue comme une imposteure, Sophie Turner ne fait pas l’unanimité.
“Je ne l’imagine pas jouer la comédie de manière sexy, ça me ferait rire”. “Sophie Turner ne ressemble pas du tout à Lara Croft : elle lui manque la grâce, le charisme et la présence marquante. Son jeu est sans âme”. Voilà un florilège des commentaires négatifs qui circulent sur Reddit. Si extérieurement, Sophie Turner n’est pas la réplique exacte de la Lara Croft que l’on a baladé dans les tombeaux perdus, intérieurement elle remplit largement sa mission.
Sophie Turner, transformée en Lara Croft sous l’œil bienveillant et frais de Phoebe Waller-Bridge, a le mérite de réécrire les standards et de rationaliser les attentes. Si dans les précédentes créations, Lara Croft répondait surtout à un fantasme masculin, cette fois, elle incarne tout ce que les hommes redoutent : une femme musclée, intense et intimidante.
