Serena Williams, légende du tennis, a récemment publié une série de photos d’elle à la plage sur Instagram, accompagnées de la légende « melanin mellow‑yellow ⚠️ ». Ce post, mettant en avant sa silhouette affinée, a déclenché une vague de réactions, oscillant entre célébration et critiques acerbes.
Une transformation affichée fièrement… mais discutée
Dans une interview avec People, Serena a révélé avoir perdu plus de 14 kilos (plus de 31 lb) après ses deux grossesses, grâce à un traitement médicamenteux basé sur le GLP‑1, disponible via la société Ro, dont elle est l’ambassadrice et dont son mari est investisseur.
Elle souligne que cette démarche n’a jamais été un raccourci pour l’apparence, mais une recherche de bien-être : « Je me sens légère physiquement et mentalement », explique-t-elle, évoquant un regain d’énergie, une mobilité améliorée et des douleurs articulaires apaisées.
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Réactions partagées : liberté ou pression ?
Les réactions ont été immédiates, heureuses et critiques à la fois. Certains fans l’ont applaudie : « t’es sublime » Mais d’autres ont exprimé leur inquiétude, jugeant le message potentiellement dangereux dans un contexte où la pression esthétique reste forte.
Des internautes ont dénoncé la promotion d’un fardeau supplémentaire, appelant la posture « dangereuse ». Des critiques estiment que l’adoption de ce médicament par une icône sportive pourrait être perçue comme la valorisation d’une minceur médicalement assistée.
Féminisme et body positivity : où se situe Serena ?
Serena incarne une femme forte qui revendique le droit à l’autonomie corporelle : elle fait le choix qui lui correspond, avec transparence et réflexion, et encourage les autres femmes à faire de même. Elle insiste : “Jamais je n’ai ressenti de pression pour avoir une apparence spécifique” et affirme que « la perte de poids ne devrait jamais influer sur ton estime de soi ». Ce positionnement féministe rappelle que le corps est un terrain de liberté, pas un objet collectif ; chaque femme devrait pouvoir décider de son chemin, sans jugement extérieur.
« Laisse parler les rageux » : une formule qui va bien
Dans les sections de commentaires, la phrase « Laisse parler les rageux » résume bien l’esprit : Certains jugent, mais Serena avance. Elle affiche sa silhouette avec confiance, loin des injonctions normatives. Elle rappelle que le body positivity véritable, c’est l’acceptation de tous les corps… et aussi le droit d’en changer si on le souhaite, par choix personnel.
Serena Williams fait une fois de plus ce qu’elle fait de mieux : bousculer les normes. En assumant publiquement une transformation corporelle, tout en déclarant que son estime de soi ne dépend en rien de ce chiffre sur la balance, elle incarne une femme libre — ni body positive à l’ancienne, ni quête de perfection. Juste une femme qui prend soin de son bien-être, à sa manière.