Le blues du mois d’août existe bel et bien, c’est prouvé !

Déprimé, anxieux et même triste en ce mois censé être l’un des plus joyeux de l’année ? Ne culpabilisez pas. Car Stephen Ferrando, directeur du service psychiatrie du centre médical Westchester à New York en est convaincu. Le blues du mois d’août existe bel et bien et serait même largement répandu.

Déprimer au mois d’août, c’est normal !

Vous ne comprenez pas pourquoi vous vous sentez un brin chagrin. C’est le mois d’août et pourtant, vous avez le cafard, vous vous sentez stressé voire même franchement déprimé alors que vous devriez profiter à fond de la période estivale ? Selon Stephen Ferrando pourtant, cela n’a rien d’alarmant.

Interrogé par le magazine The Cut, le médecin révèle ainsi que la déprime du mois d’août existe bel et bien. Il explique :

« Le blues du mois d’août c’est comme un blues du dimanche soir qui dure 1 mois. »

On a beau être encore en vacances ou profiter de l’été, on ne peut pas s’empêcher alors d’avoir un petit pincement au cœur. Une sensation pas toujours facile à expliquer et à assumer. Rachel Annunziato, professeure associée en psychologie à l’Université de Fordham a pourtant sa théorie sur la question. Ce cocktail confus d’émotions serait en fait un mélange « d’anticipation, d’excitation et un peu de crainte ».

Car pour les petits comme pour les grands, le mois d’août rime souvent avec fin de l’été mais aussi, fin des vacances. On pense alors à la rentrée et à l’hiver qui se profile… Rien de tel pour s’attraper le bourdon du siècle !

L’obligation de « profiter à fond » qui écrase

Mais là n’est pas la seule explication. Car le blues du mois d’août pourrait aussi être la conséquence de la pression que l’on subit en été. Et pour cause. Il faudrait que l’on passe toutes nos nuits à faire la fête et toutes nos journées à nous détendre ou à découvrir de nouvelles contrées. Et la réalité n’est pas toujours à la hauteur de ces attentes.

Cette pression n’est d’ailleurs pas toujours extérieure. Elle vient parfois de nous-même et de toutes les attentes que l’on a placées dans ces vacances. On espère pouvoir rattraper le temps perdu et faire en été tout ce que l’on ne fait pas le reste de l’année faute de temps ou d’énergie.

Alors lorsque le mois d’août glisse doucement dans le sablier et qu’on a le sentiment de ne pas en avoir autant fait que ce que l’on souhaitait, rien d’étonnant à ce que notre moral en prenne un coup.

Le blues du mois d’août n’a rien de très inquiétant

Faut-il s’inquiéter d’avoir le cafard au mois d’août ? Selon Stephen Ferrando, pas vraiment. Car ce petit moment de flottement n’a rien d’une grosse dépression. Il ne doit pas non plus être confondu avec une dépression saisonnière typique de l’hiver lorsqu’on manque de lumière.

Si votre blues s’améliore alors que vous prenez du bon temps ou que vous recevez une bonne nouvelle. S’il ne dure qu’un temps et s’estompe progressivement alors que votre vie reprend son cours. Il n’y a pas franchement lieu de s’inquiéter. En revanche, si vos symptômes persistent. Si vous vous sentez triste et abattu sans trop savoir pourquoi, n’hésitez pas à consulter.

Et vous, avez-vous déjà ressenti le blues du mois d’août ? On en parle sur le forum.

Carole Guidon
Carole Guidon
Les rondeurs ne sont pas synonymes de laideur. Le corps gros n'est pas forcément un fardeau. Moi-même, je suis une jeune fille ronde et épanouie qui s'assume. J'aime la vie et les plaisirs simples. Et j'ai à cœur de militer au quotidien contre la grossophobie qui gangrène notre société. Derrière chaque corps se cache une histoire, heureuse ou douloureuse, mais toujours unique, qu'on gagnerait à accueillir avec respect et humilité.

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