Si les lunettes sont devenues une extension de style plus qu’un accessoire de santé, elles manquent souvent d’audace et d’originalité. Les montures croisées sur le bout du nez répondent à des tendances et sont rarement le reflet de notre personnalité. Sobres, passe-partout, transparentes, elles se font presque oublier au milieu du visage. Pourtant, porter des lunettes fantaisie, qui échappent aux règles mode imposées, peut être profondément salvateur pour l’estime de soi. Ça rafraîchit les looks (et la confiance).
Les lunettes, un outil pour affirmer sa personnalité
Les lunettes, objets de complexes et aimants à moqueries à l’école, s’effacent souvent devant le regard. Nombreuses sont les personnes, qui, suite à des surnoms médiocres et des comparaisons douteuses, cherchent des modèles discrets, sans extravagance ni touches de couleurs. Elles veulent une paire « caméléon » capable de se fondre dans leurs traits et respectent les conseils « morphologiques » à la lettre, dans l’espoir d’en tirer un avantage physique.
Pendant l’enfance, les montures sont joyeuses, pétillantes, vitaminées. Elles arborent des petits détails coquets à l’effigie d’animaux et redoublent d’imagination. Les verres sont enveloppés dans des bords en forme de pétales, d’oreilles de chat, de cœur pour que les enfants se regardent avec des étoiles dans les yeux chaque matin. Parce qu’enfiler ses lunettes ne devrait pas susciter de la honte, mais de la fierté et provoquer un regain d’amour-propre. Avec ces montures décomplexées, qui célèbrent la singularité là où les adultes préfèrent les généralités et les pièces vantées par des hashtags, les enfants portent un regard sain sur eux-mêmes.
Mais cette petite étincelle disparaît au fil des âges. Sur le présentoir des grands, les montures sont plus formelles et sages, comme si la fantaisie était un signe d’immaturité, un obstacle professionnel ou un tue-l’amour. Même si les lunettes cherchent à remplir un vide ou à compléter une allure, elles manquent inlassablement à leur devoir. Version vintage ou aviateur, elles restent neutres. Or, la fantaisie est un supplément d’âme, un élément distinctif dans la foule, un signe d’expression. Et c’est bien connu, le positif attire le positif.
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Sortir des standards esthétiques classiques pour se retrouver
Ces lunettes, qui font presque partie de notre anatomie, répondent à une utilité visuelle, mais aussi à des exigences esthétiques. En général, on cherche des modèles flatteurs, qui enrichissent l’apparence. Cependant, difficile de les choisir en pleine conscience quand on est aveuglés par les diktats et hypnotisés par les prescriptions mode virales des influenceuses. Lors de notre sélection, on ne cherche pas des montures pour s’accepter, mais pour être « acceptable » en société.
Pourtant, une paire de lunettes est aussi confidentielle et personnelle qu’un bijou ou un parfum. C’est le prolongement de notre identité, le symbole extérieur de notre trépidant monde intérieur. Et Elton John est certainement le plus bel exemple de ce mouvement d’acceptation. Montures XXL, strass à gogo, couleurs flashy… ses lunettes sont rapidement devenues une signature, une marque de fabrique. Nul besoin d’être une gravure de mode, un styliste disruptif ou une figure d’élite pour s’autoriser ces excentricités ophtalmologiques. Choisir des lunettes qui nous ressemblent, avec de la fantaisie et des ornements, c’est arrêter de se mentir à soi-même et savoir se rendre unique.
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Les lunettes fantaisie pour arrêter de se prendre au sérieux
Le monde est bien trop maussade pour se contenter de montures modestes et austères. Les lunettes fantaisie, au-delà de remettre de la lumière dans la grisaille des tenues, façonnent une attitude et font office d’électrochoc sur la confiance. Elles procurent une énergie solaire et provoquent des sourires complices dans la rue. Elles sont à la mode ce que les assaisonnements sont à la cuisine.
L’idée n’est pas de se forcer à la fantaisie, simplement de lui laisser plus de place et d’apprendre à lâcher prise en magasin. D’ailleurs, la fantaisie ne réside pas seulement dans des montures à la Lady Gaga, aux contours néon et aux bords ultra graphiques. Elle se niche parfois dans un motif léopard subtil, une silhouette affirmée ou une teinte chatoyante. Quoi qu’il en soit, impossible de garder la mine renfrognée à la vue de cette paire pleine de vitalité et de poésie. C’est une incitation au bonheur quotidien.
Et si on est pas encore prêts à porter des lunettes asymétriques ou des montures futuristes octogonales, on peut apporter ce grain de folie autrement, avec des chaînettes en perles multicolores ou des branches sculpturales aux allures d’œuvres d’art.
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Le merveilleux principe du « dopamine dressing »
Derrière ce terme un peu énigmatique se cache une idée simple : s’habiller (et s’accessoiriser) pour se faire du bien. Le « dopamine dressing » consiste à choisir des pièces qui stimulent la joie, éveillent les sens et boostent l’humeur. Et les lunettes fantaisie s’inscrivent parfaitement dans cette logique.
Couleurs vives, formes originales, détails inattendus… ces montures ne passent pas inaperçues et c’est précisément ce qui fait leur force. Elles injectent une dose de bonne humeur dans le quotidien, comme un petit shoot visuel capable de transformer une journée banale en moment plus lumineux.
Contrairement aux accessoires neutres, qui cherchent à se faire oublier, les lunettes fantaisie attirent l’attention et créent une interaction. Elles deviennent un point de départ pour des compliments, des échanges, parfois même des rencontres. Et ce regard extérieur, souvent positif, agit comme un miroir valorisant.
L’effet le plus puissant reste toutefois intérieur. Porter quelque chose qui nous amuse, qui nous ressemble ou qui sort de l’ordinaire envoie un signal clair au cerveau : je m’autorise à être moi-même. Et ce simple déclic peut suffire à modifier la posture, l’attitude, la manière de se présenter au monde.
Adopter des lunettes fantaisie, c’est donc bien plus qu’un choix esthétique. C’est une micro-révolution personnelle. Une façon douce, mais affirmée, de reprendre le pouvoir sur son image et d’y apporter un peu plus de plaisir. L’idéal pour se voir (enfin) avec les yeux de l’amour et corriger ce défaut de vision (indépendant de notre ophtalmo). Spoiler : ça fonctionne aussi avec les solaires.
