#J’aiPleuréAuTravail : un hashtag qui déculpabilise tout le monde

Que celui ou celle qui n’a jamais pleuré d’énervement, de frustration, de stress et/ou de fatigue au travail jette la première pierre. Nous sommes tous passés par là et c’est paradoxalement tabou, comme un aveu de faiblesse. Ce n’est ni plus ni moins que la directrice de campagne d’Hillary Clinton et de Barack Obama, Jennifer Palmieri, qui a décidé de dénoncer tout cela. Elle a créé le hashtag #IveCriedAtWork soit « #J’aiPleuréAuTravail » qui fait le buzz sur Twitter. Voici pourquoi.

« J’ai pleuré devant Hillary Clinton, j’ai pleuré devant Barack Obama »

Cette règle est ancrée dans le subconscient de tous depuis la nuit des temps. Au travail, nous devons contrôler nos émotions, ne jamais nous laisser aller et paraître forts. Comme si nous étions une machine d’usine sans émotion, un robot. C’est bien évidemment, totalement absurde !

Et c’est ce qu’a voulu démontrer Jennifer Palmieri en créant le hashtag #J’aiPleuréAuTravail, un mois après la publication de son ouvrage « Dear Madam President« . Elle qui était à la manœuvre de la communication des campagnes d’Hillary Clinton et de Barack Obama a expliqué avoir déjà craqué à de nombreuses reprises. Y compris devant les deux personnalités politique susmentionnées :

J’ai pleuré dans le bureau ovale, dans l’aile ouest (…), sur les promenades présidentielles, dans les salles d’attente du Kremlin, de fatigue et de frustration. J’ai pleuré devant Hillary Clinton, j’ai pleuré devant Barack Obama, je suis une évangéliste des pleurs.

Dans son livre, elle consacre même un chapitre au fait de pleurer au travail. Il se nomme « Nodd less, cry more », ce qui veut dire « Acquiesce moins, pleure plus« . Il invite les femmes à oser pleurer devant les autres au travail et à ne plus se réfugier dans les toilettes. Globalement, elle souhaite que les femmes ne répriment plus leurs émotions fortes.

Pleurer au travail : libérer les femmes… Mais aussi les hommes

Même si nous ne pensons pas avoir un boulot aussi stressant que directrice de campagne présidentielle, nous subissons tous une certaine pression. Jennifer Palmieri en est bien consciente et a décidé de briser un tabou :

Ne censurez pas vos passions et vos émotions. Si vous êtes émue aux larmes, car vous êtes énervée ou frustrée, ou parce que c’est quelque chose d’important, faites-le.

Bien évidemment, il n’en fallait pas plus pour que Twitter s’enflamme. Via le hashtag #IveCriedAtWork, des dizaines de salarié(e)s ont décidé de témoigner :

« Bien sûr que j’ai déjà pleuré au bureau. J’ai beaucoup de frustration vis-à-vis des gens paresseux, ternes et pour cette bureaucratie totalement inutile. Lorsque la violence n’est pas une option, les larmes semblent excessivement raisonnables ».

Certains hommes aussi ont décidé de dénoncer et d’expliquer qu’eux aussi ont déjà pleuré au travail. L’un d’entre eux explique qu’il trouve même cela dommage que Jennifer Palmieri considère que ce soit « un mouvement de libéralisation des femmes ». En effet, tout le monde, homme ou femme, devrait se sentir libre d’exprimer ses émotions au travail.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà pleuré au bureau ? Nous attendons vos témoignages sur nos forums et plus particulièrement dans la rubrique Confiance en soi

Amandine Cadilhon
Amandine Cadilhon
Journaliste mode, mes articles, mettent en lumière les diverses tendances et styles qui façonnent l'univers de la mode féminine. Mon objectif est de proposer un contenu diversifié et accessible à toutes et tous, en soulignant l'importance de l'expression personnelle et de l'empowerment à travers la mode.

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