Ils se jouent avec une raquette, sur des terrains plus petits que celui du tennis, et attirent de plus en plus de curieuses. Pourtant, l’intérêt du padel et du pickleball pourrait dépasser largement le score affiché à la fin de la partie.
Des chercheurs ont passé en revue 14 études portant sur 1 403 pratiquants. Leur objectif était de comprendre ce que l’on sait réellement des liens entre ces deux sports et le bien-être. Premier constat : le côté social semble particulièrement intéressant, surtout pour le pickleball.
Le pickleball crée surtout une occasion de jouer ensemble
Avec son terrain réduit, sa balle perforée et son rythme relativement accessible, le pickleball laisse beaucoup de place aux échanges. Il se pratique souvent en double, ce qui en fait autant un rendez-vous social qu’une activité physique.
Les études réunies dans la revue associent sa pratique à davantage de satisfaction dans la vie, de bonheur et d’intégration sociale, notamment chez les adultes plus âgés. Prudence toutefois : ces travaux sont essentiellement observationnels. Ils montrent des associations, pas une garantie que s’inscrire à un cours améliore automatiquement l’humeur.
Ce résultat reste intéressant pour une raison simple. Bouger n’a pas besoin d’être solitaire, chronométré ou centré sur la performance. On peut aussi avoir envie de revenir parce que l’on retrouve des personnes avec lesquelles on passe un bon moment.
Le padel raconte une histoire un peu différente

Les recherches consacrées au padel ont surtout étudié des joueurs engagés dans une logique de performance. Elles se sont intéressées à la confiance en soi, à l’anxiété avant les rencontres et à la fatigue mentale au fil des matchs.
Les joueurs de meilleur niveau affichaient notamment davantage de confiance et certains signes d’anxiété moins importants. Mais les chercheurs soulignent eux-mêmes que nous manquons encore de données sur le bien-être des personnes qui jouent simplement pour le plaisir.
Autrement dit, inutile de promettre au padel des pouvoirs qu’il n’a pas encore démontrés.
Pas besoin d’être sportive pour avoir le droit d’essayer
Le succès de ces deux activités rappelle surtout qu’une pratique peut séduire pour plusieurs raisons : bouger, rire, apprendre, voir du monde ou simplement essayer quelque chose de nouveau.
Votre corps n’a pas besoin d’être plus mince, plus tonique ou plus performant pour entrer sur un terrain. Et vous n’avez pas davantage besoin de devenir compétitive après trois séances.
Vous pouvez aimer le jeu sans compter les calories, abandonner si cela ne vous plaît pas ou préférer discuter entre deux échanges.
Le vrai intérêt du padel et du pickleball tient peut-être justement là : ils offrent une nouvelle façon de bouger, mais aussi une occasion de partager un moment.
Et parfois, c’est cette partie-là qui donne le plus envie de revenir.
