Sur le marché du plaisir, il existe déjà un large éventail de préservatifs : des classiques, des grandes tailles, des parfumés, des sensations chair, des phosphorescents, des extra-lubrifiés. Ces capuchons de protection se déclinent à l’infini pour accompagner le grand frisson. Cependant, une scientifique de l’intime, qui concentre ses études sous la ceinture, est sur le point de créer le préservatif du futur. Derrière son compte @readytogether, cette laborantine mène des expériences et des crashs tests jusqu’à l’aboutissement d’une contraception que même la science-fiction n’aurait pas osé imaginer.
Un préservatif qui ne se contente plus de jouer les boucliers
Depuis sa création, le préservatif s’est paré de quelques options émoustillantes. Colorés, vegan, hyper texturés ou aromatisés au goût Bubble gum pour transformer l’organe de monsieur en friandise, les préservatifs aspirent à plus de fantaisie et remplissent bien plus que leur mission initiale. Tant et si bien que les couples sont en proie aux mêmes hésitations que devant le catalogue Netflix ou la carte d’un restaurant italien. Cependant, ces variantes sonnent plus comme des arguments marketing que des changements révolutionnaires.
Coco, la chercheuse derrière @readytogether, cherche justement à lui donner de nouvelles fonctions. Cette femme qui ressemble un peu à l’Albert Einstein de l’intimité, entend le réactualiser et lui apporter bien plus qu’un enrobage qui claire dans la nuit. Elle veut optimiser le préservatif pour qu’il ait une plus vaste utilité et ne se contente pas seulement de retenir les spermatozoïdes dans leurs courses frénétiques.
Lunettes rectangulaires vissées sur le nez, frange acajou qui caresse ses sourcils, blouse blanche sur les épaules et gants en latex au bout des mains, Coco semble tout droit sortie d’un film de Steven Spielberg ou d’un manoir de Tim Burton. Sur son compte Instagram, elle partage les coulisses de ses recherches dans des laboratoires peuplés d’ustensiles phalliques. Ici, les tubes à essai imitent l’anatomie masculine et des préservatifs gorgés d’eau pendent comme des mamelles à la salle de traite.
Si son poste de travail s’apparente davantage à un terrain de jeu qu’à une table d’expérimentation, Coco mène ses recherches avec beaucoup de rigueur et de sérieux. Son ambition ? Commercialiser un préservatif intelligent capable de détecter les IST en temps réel.
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Quand le préservatif se transforme en objet de haute technologie
Cette chercheuse, qui met ses connaissances au service des moments charnels et des câlins améliorés, n’entend pas faire des miracles, simplement parfaire une contraception, devenue un peu vétuste avec le temps. Suite à ses analyses, l’enfant prodige de l’Isaac Newton Academy de Londres a déjà fait naître plusieurs prototypes dont une formule en spray, une version dotée d’une intelligence artificielle et une autre dans un matériau réutilisable.
Il faut dire que ce n’est pas forcément difficile de faire mieux. Dans sa forme actuelle, le préservatif demande parfois une petite gymnastique des doigts et n’accorde pas toujours le confort affiché sur l’emballage. Il fait l’effet d’un garrot et maltraite l’intimité de monsieur, raccroche sur son passage malgré une bonne dose de lubrifiant et donne plus l’impression d’être un intrus qu’un réel soutien dans les étreintes.
Coco, elle, repousse les limites du possible pour ériger un préservatif “nouvelle génération”, sans latex, respectueux du microbiote, biodégradable et au fini extra fin mais à la robustesse prouvée. Selon sa conception, le préservatif de demain pourra traduire le ressenti du corps à chaque rapport grâce à une IA intégrée, changer de couleur en cas de MST et accompagner la valse du bassin de la façon la plus naturelle qui soit. Dans son laboratoire où les scientifiques se confondent avec les membres d’un cartel mexicain et mettent ces inventions d’avenir à l’épreuve, elle est près du but.
Un laboratoire où les idées frôlent parfois l’utopie
Chez Coco, le préservatif n’est jamais considéré comme une invention arrivée au bout de sa route. C’est plutôt une base de travail, un support à détourner, à enrichir, à rendre plus intuitif. Certaines de ses pistes ressemblent encore à des scénarios de science-fiction : capteurs miniatures, analyse de données, matériaux alternatifs, versions réutilisables ou encore dispositifs capables de fournir davantage d’informations sur le rapport sexuel. Plusieurs de ces concepts restent toutefois au stade conceptuel et ne sont pas disponibles dans le commerce.
Son prototype dopé à l’intelligence artificielle illustre bien cette volonté de faire entrer le préservatif dans l’ère connectée. L’idée serait d’intégrer de minuscules capteurs capables de collecter certaines données liées au rapport, comme la durée ou la fréquence cardiaque, avant de les transmettre à une application. Mais Coco reconnaît elle-même que la technologie n’est pas encore suffisamment miniaturisée pour être intégrée facilement à un dispositif aussi fin et souple.
Autrement dit, la capote version 2.0 n’est pas encore prête à atterrir dans nos tables de nuit. Entre l’idée séduisante dessinée sur le papier et le produit réellement utilisable, il reste une longue série de tests, d’ajustements et surtout de validations réglementaires.
