Si dans certaines familles, le partenaire de vie s’intègre rapidement au décor et devient un membre à part entière du tableau familial, ce n’est pas toujours la norme. Dans d’autres foyers, il peine à se faire une place et se sent comme un intrus. Peut-être que votre famille est hermétique à votre conjoint et qu’elle n’hésite pas à le faire remarquer. Cependant, inutile de vous imposer un ultimatum entre votre famille et votre partenaire, les experts ont une approche moins radicale.
Partenaire rejeté par votre famille : ce que ça peut cacher
Dès les premières présentations, il y a des partenaires qui ont une belle cote de popularité auprès de la belle famille. Ils font une très bonne impression et ne tarde pas à se faire choyer comme un enfant d’adoption. Au bout de quelques mois seulement, cet inconnu se retrouve à cuire des saucisses au barbecue avec beau papa et à envoyer des emojis pliés de rire à belle maman.
Cependant, ce scénario digne d’une comédie dominicale ne reste parfois qu’une lointaine utopie. Dans certaines familles, le conjoint a beau se montrer irréprochable, serviable et faire preuve de nobles intentions, il attire la méfiance plus que la sympathie. Malgré plusieurs repas en contact rapproché et de multiples rendez-vous honorés, la famille dénigre sa présence et ne fait même pas l’effort de retenir son prénom comme si ce n’était qu’une amourette de passage.
Spectatrice de ce snobisme émotionnel et de cette exclusion silencieuse, vous êtes face à un terrible dilemme et vous avez l’impression de devoir faire un choix. Si votre famille repousse votre partenaire, celui à qui vous avez confié votre coeur et que vous projetez comme le père de votre enfant, elle ne le fait pas « gratuitement ». Parfois, c’est un réflexe de défense légitime. L’amour rend aveugle et votre famille, figurante de cette idylle, remarque parfois des détails malsains, des comportements de supériorité, des phrases dégradantes qui vous échappent.
En revanche, si votre partenaire a passé haut la main votre radar à red flags, votre famille a certainement l’impression de « perdre le contrôle ». « Quand vous commencez à poser des limites, à moins vous taire, à moins encaisser, le système familial se crispe », annonce @stephlacoach coach en libération des traumas. C’est d’autant plus le cas dans les familles dysfonctionnelles, régies par des figures narcissiques.
Les questions à se poser selon les thérapeutes de couple
Faut-il rompre les liens du sang pour vivre sa romance sereinement ou faire confiance à l’intuition de sa famille et quitter votre partenaire ? Nul besoin de prendre une décision aussi extrême et tranchée. Si l’avis de la famille compte, ce n’est qu’un « point de vue », pas un motif de séparation, ni un critère de validation.
Cependant, vous pouvez leur accorder le bénéfice du doute et organiser une table ronde autour de leurs préoccupations au sujet de votre conjoint. L’idée n’est pas de leur donner raison ou d’amorcer un conflit mais plutôt d’ouvrir le dialogue et de comprendre leur retenue. Pourquoi votre famille est-elle si dure avec votre moitié ? Au lieu de faire des suppositions ou de les accuser de vouloir nuire à votre bonheur, lancez la conversation et mettez les non-dits à plat.
« Offrez à votre famille le cadeau d’écouter leurs plaintes, une seule fois. Laissez-les aborder chaque problème sans se justifier. Une fois qu’ils ont fini, remerciez-les de leur attention. Dites-leur que vous avez bien compris leurs préoccupations. Cela apaise leurs réticences. Savoir qu’ils ont exprimé leurs craintes et que vous les avez écoutés contribue à dissiper leur anxiété sous-jacente », préconise Susan Winter, experte conjugale à Elite Daily. À ce moment-là, vous pouvez commencer le travail d’introspection. « Leurs arguments sont-ils valables ? Il y a peut-être du vrai dans leurs inquiétudes. Réfléchissez-y. Vous pourriez en discuter plus tard avec votre conjoint », interroge la spécialiste.
Faut-il forcément couper les ponts avec sa famille ?
Si votre famille voit votre partenaire d’un mauvais œil et le met sans cesse à l’épreuve lors des retrouvailles, vous ne savez pas toujours comment vous positionner. Vous avez l’impression d’être l’arbitre d’un match psychologique sans intérêt et de devoir vous ranger dans un « clan ». D’un côté, vous avez envie d’interrompre ce procès gratuit en pliant votre baluchon et de l’autre, vous ne pouvez pas imaginer un quotidien en froid avec votre famille.
Or, pas question de claquer définitivement la porte ou de renier votre arbre généalogique tout entier. Parfois, la famille a simplement besoin d’être rassurée et de vous sentir en sécurité, épanouie, épaulée pour vous laisser partir. « Plutôt que de réagir ou d’attaquer, expliquez pourquoi vous êtes heureux avec votre partenaire. Donnez des exemples concrets de la façon dont il ou elle enrichit votre vie. Ne cherchez pas à tout prix à obtenir leur approbation. Laissez à votre famille le temps de voir les choses comme vous les voyez et de réaliser que vous êtes heureux et épanoui », abonde Susan Winter.
En revanche, si malgré les entretiens honnêtes, les tests de compatibilité et les exposés élogieux sur votre moitié, votre famille continue de pester contre votre conjoint et de vous dire que ce « n’est pas le bon », il vaut mieux s’éloigner un peu. C’est peut-être le signe d’une emprise toxique.
N’oubliez pas : votre romance ne regarde que vous et n’est pas censée devenir une télénovéla au dans votre famille. Parfois, le temps forge l’entente et adoucit les rapports. Et puis finalement, ce partenaire que votre famille ne pouvait pas encadrer finit par faire partie du cadre.
