5 ans après le confinement : comment la vie des femmes a-t-elle changé ?

La pandémie de COVID-19 a bouleversé les modes de vie partout dans le monde. 5 ans plus tard, les femmes continuent de ressentir les effets de cette crise sanitaire et sociale. Du travail à la santé mentale en passant par la gestion du foyer, le quotidien des femmes a évolué de manière significative, et pas forcément en bien. Retour sur les changements majeurs.

Une transformation durable du monde du travail

Le télétravail, largement adopté durant le confinement, s’est imposé comme une nouvelle norme dans de nombreux secteurs. Selon une étude de l’INSEE, les femmes ont été plus nombreuses à adopter ce mode de travail, en raison de leur forte présence dans les secteurs administratifs et les métiers du savoir.

Si cette flexibilité a permis à certaines de mieux concilier vie professionnelle et familiale, d’autres ont vu leur charge mentale augmenter. Une enquête de la Fondation Jean-Jaurès révèle que 41 % des femmes en télétravail se sentent plus stressées qu’auparavant, contre 33 % des hommes.

Une inégalité accrue dans la gestion des tâches domestiques

Malgré les discours sur une meilleure répartition des tâches, la crise sanitaire a souvent renforcé les inégalités domestiques. D’après une étude de l’Observatoire des inégalités, les femmes ont consacré en moyenne 1h30 de plus par jour que les hommes aux activités domestiques et parentales durant les confinements. 5 ans plus tard, cette dynamique perdure partiellement, bien que certaines familles aient instauré une organisation plus équilibrée.

Un impact profond sur la santé mentale

Les conséquences psychologiques du confinement ont été particulièrement marquantes pour les femmes. Selon une étude publiée par The Lancet Psychiatry, les troubles anxieux et dépressifs ont augmenté de 25 % chez les femmes durant la pandémie. Aujourd’hui, les femmes restent plus sujettes au stress et à la charge mentale. Les médecins et psychologues constatent cependant une hausse de la demande d’accompagnement psychologique, signe que ces enjeux sont davantage pris en compte.

Des avancées en matière de flexibilité familiale

Le confinement a encouragé certaines entreprises à instaurer des politiques de flexibilité pour les parents. D’après un rapport du Ministère du Travail, environ 30 % des grandes entreprises françaises proposent aujourd’hui des horaires adaptés ou du télétravail hybride pour permettre aux salariées de mieux gérer leurs obligations familiales. Cette mesure a bénéficié à de nombreuses femmes, bien que certains secteurs plus précaires peinent encore à offrir ces solutions.

Une prise de conscience sur les violences domestiques

La période du confinement a également mis en lumière la gravité des violences intrafamiliales. Durant cette période, les signalements pour violences conjugales ont augmenté de 30 % en France, selon le ministère de l’Intérieur.

Depuis, de nouvelles initiatives ont vu le jour, comme la mise en place de points d’accueil en pharmacie ou encore le renforcement des dispositifs d’urgence pour les victimes. Les associations d’aide aux femmes constatent une meilleure visibilité de ces dispositifs, même si les besoins restent importants.

5 ans après le premier confinement, les effets de cette période se font encore sentir dans la vie des femmes. Si certaines avancées, comme le télétravail ou les dispositifs contre les violences domestiques, ont apporté des solutions positives, d’autres défis persistent. Une vigilance accrue reste nécessaire pour garantir une évolution équilibrée et juste du quotidien des femmes.

Naila T.
Naila T.
Je décrypte les tendances sociétales qui façonnent nos corps, nos identités et nos rapports au monde. Ce qui m’anime : comprendre comment les normes évoluent et transforment dans nos vies, et comment les discours sur le genre, la santé mentale et l’image de soi s’infiltrent dans le quotidien.

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