Workaholisme : quand la passion du travail devient maladive !

Ils pensent constamment à leur travail, passant plus de cinquante heures par semaine dans les locaux de l’entreprise… Mais qui sont-ils, ces individus accros au travail, ceux qui relèguent leur vie privée au second plan au profit de leur carrière professionnelle ?

Le terme « workaholisme » a été introduit en anglais par le psychologue américain Wayne Oates, tandis qu’en français, on parle d’« ergomanie ». Cette addiction se manifeste par des signes bien distincts, que nous allons explorer dans cet article.

L’addiction du 21ème siècle

Selon l’Institut National de Recherche et de Sécurité, le workaholisme est perçu comme un surinvestissement dans le domaine professionnel au détriment de sa vie personnelle. On évoque une addiction au travail lorsqu’une personne approche ou dépasse les 50 heures de travail par semaine. Que ce soit sur le plan psychique, physique ou relationnel, cette addiction peut nuire à la santé de l’individu concerné.

5 signes alarmants que votre travail a pris le contrôle de votre vie

Reconnaître cette addiction n’est pas toujours aisé quand un individu est absorbé par sa tâche. Pour vous aider à déceler cette dépendance, voici cinq signes couramment observés chez les travailleurs compulsifs :

L’incapacité à déléguer : le premier signal d’alerte du burn-out ?

La première indication pour reconnaître une victime de surmenage est son engagement professionnel excessif, indispensable à son bien-être psychologique. Parfois, cette volonté constante d’en faire davantage est alimentée par le syndrome de l’imposteur, qui donne l’impression à l’individu de ne pas être à sa place. Cela peut engendrer une dépendance à son travail. La difficulté à déléguer accroît également la charge émotionnelle et mentale, pouvant mener au burn-out en cas de surmenage excessif.

La quête d’excellence : passion ou poison ?

Une personne passionnée par son travail cherchera constamment à améliorer ce qu’elle fait pour atteindre la perfection. De ce fait, elle ne s’accorde que rarement des pauses, poursuivant sans cesse cette quête d’excellence qui peut engendrer de l’anxiété de performance. Voulant toujours produire un travail irréprochable, elle pourrait même rencontrer des difficultés à accomplir des tâches simples, risquant ainsi de ne pas respecter les délais.

Le désir constant de travailler : recherche de reconnaissance ou signe d’addiction ?

Si vous ressentez le besoin de travailler continuellement pour vous sentir épanoui, c’est malheureusement un signe que vous êtes pris dans un cycle de dépendance. Celle-ci peut vous conduire à perdre le contrôle et à exprimer vos besoins de manière exigeante, en utilisant des phrases comme « je veux ». Le workaholisme est souvent lié à un besoin de réussite et de reconnaissance. Si vous manquez de confiance en vous, vous pourriez rechercher cette reconnaissance pour vous sentir valorisé.

Le retrait de la vie sociale

Le retrait de la vie sociale peut aussi être perçu comme un signe qu’une personne se consacre exclusivement à sa vie professionnelle. Elle pourrait ainsi négliger d’autres activités importantes comme le sport, la famille ou les voyages, mettant en péril ses relations par manque de temps à leur consacrer.

Travailler sans relâche : s’investir ou s’auto-détruire ?

Un workaholique est tellement investi dans son travail qu’il n’hésite pas à faire des heures supplémentaires pour trouver une satisfaction professionnelle. Cette surcharge peut impacter sa santé mentale, le conduisant parfois jusqu’à la dépression.

Cependant, il ne faut pas s’alarmer outre mesure. Aussi préoccupante que cette addiction puisse sembler, il y a des moyens de la surmonter. Il est bénéfique de pratiquer une activité physique et de remettre en question certaines croyances erronées. Il est également crucial de fixer des limites et de chercher l’accompagnement d’un professionnel. Tout est une question d’équilibre.

Anaëlle G.
Anaëlle G.
Je suis passionnée de mode, toujours à l’affût des tendances qui disent quelque chose de notre époque. J’aime observer comment on s’habille, pourquoi on le fait, et ce que la mode révèle de nous. Derrière les défilés et les silhouettes, ce sont surtout les histoires qui me passionnent.

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