Januhairy : et si vous arrêtiez de vous épiler en janvier ?

Après le Movember, ce challenge consistant à se laisser pousser la moustache au mois de novembre, ou le Dry January (ne boire aucun verre d’alcool pendant le mois de janvier), place au Januhairy ! Contraction de « hair », poil en anglais, et de « January » qui signifie janvier. Le défi lancé par Laura Jackson, une étudiante anglaise de 21 ans, davantage adressé aux femmes invite ainsi à arrêter de s’épiler tout au long du mois de janvier. L’occasion de réapprendre à aimer, mais surtout à assumer ses poils. Pas toujours facile dans une société totalement allergique à la pilosité féminine…

Un mois pour redécouvrir et assumer ses poils

C’est une expérience qui a changé son rapport au corps. Alors qu’elle est étudiante en art dramatique, Laura Jackson doit arrêter de s’épiler pour participer à une performance. Véritable challenge au début du processus, la jeune anglaise se surprend pourtant au fil des jours à apprécier l’expérience.

Elle raconte :

« Certains aspects ont été de vrais challenges pour moi et d’autres m’ont vraiment ouvert les yeux sur le tabou de la pilosité féminine. Après quelques semaines à m’y habituer, j’ai commencé à aimer mes poils au naturel. J’ai aussi commencé à apprécier l’absence de sessions de rasage inconfortables »

De cette expérience singulière qui s’est avérée être une véritable révélation, Laura a alors fait naître Januhairy. Tout au long de ce premier mois de l’année 2021, la jeune femme invite donc les femmes du monde entier à jeter leur rasoir, pince à épiler et autres crème dépilatoire pour redécouvrir leur corps au naturel.

Car on aurait parfois tendance à l’oublier, mais les femmes aussi ont des poils ! Difficile à imaginer pourtant lorsqu’on regarde des publicités pour des produits de rasage dans lesquelles les modèles utilisent leur rasoir sur des jambes parfaitement lisses…

Changer de regard sur la pilosité féminine

Plus qu’une redécouverte personnelle de son corps au naturel, Januhairy est aussi l’occasion d’entamer une véritable discussion autour de la pilosité féminine. Laura Jackson en a ainsi fait l’amer constat : lorsqu’on décide d’arrêter de s’épiler, on s’expose à l’incompréhension et au regard moqueur de l’entourage.

« Quand j’ai commencé pour la première fois à laisser mes poils pousser, ma mère m’a demandé « c’est juste parce que tu as la flemme ou tu essaies de prouver quelque chose ? ». Pourquoi devrait-on être traitée de feignante si nous ne voulons pas nous épiler ? Et pourquoi devrait-on avoir à prouver quelque chose ? »

Redécouvrir ses poils, arrêter de s’épiler est donc bien plus qu’une expérience purement personnelle. C’est aussi une initiative qui challenge la perception qu’a la société de la pilosité féminine. Et depuis son lancement, le challenge est un véritable succès. Des centaines d’internautes ont déjà posté leurs selfies poilus sur les réseaux sociaux.

Et vous, seriez-vous prête à laisser tomber votre rasoir pour un mois entier, et plus si affinités ? Parlez-nous de votre rapport à la pilosité sur le forum.

Carole Guidon
Carole Guidon
Les rondeurs ne sont pas synonymes de laideur. Le corps gros n'est pas forcément un fardeau. Moi-même, je suis une jeune fille ronde et épanouie qui s'assume. J'aime la vie et les plaisirs simples. Et j'ai à cœur de militer au quotidien contre la grossophobie qui gangrène notre société. Derrière chaque corps se cache une histoire, heureuse ou douloureuse, mais toujours unique, qu'on gagnerait à accueillir avec respect et humilité.

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