De Cendrillon à Belle en passant par Esmeralda, elle reproduit les costumes cultes de nos héroïnes d’enfance à taille réelle. Elle n’a pas de baguette magique mais des doigts de fée et un bon coup d’aiguille. Cette styliste chevronnée, qui s’inspire de l’univers féérique pour donner vie à ses tissus, réveille notre âme d’enfant à chaque design. Plus que de l’art, c’est de l’orfèvrerie.
Des robes de princesse dans la réalité
Il était une fois, une jeune couturière passionnée et talentueuse transforma un fantasme commun en réalité. Voilà comment débuterait ce conte moderne, empreint de poésie et de fantaisie. La robe de bal de Cendrillon, le costume vert boisé de la Fée Clochette, la tenue bohème d’Esmeralda ou encore l’ensemble arc-en-ciel de Barbie Fairytopia, ces tenues mythiques, qui ont fait scintiller nos yeux d’enfant et bercé notre imaginaire n’existent pas seulement dans la fiction. La créatrice @_alexandra.louise_, qui certainement été touchée par un doux sort à la naissance, en fait des répliques à dimension humaine.
Et ses reproductions sont plus vraies que nature. Rien à voir avec les robes “cheap” des catalogues de jouets dont les strass se décollaient au moindre mouvement. En quelques coups de ciseaux et deux trois tours de machine à coudre, elle métamorphose un sobre bout de tissu en une étoffe majestueuse. Si la Belle au Bois dormant a subi le maléfice d’un rouet, cette designeuse à l’avenir tout tracé, profite d’un don inné pour les pelotes et les aiguilles. À la vue de ses designs, qui nous donnent envie de croire aux licornes, aux balais magiques et aux sortilèges imprononçables, on retrouve nos yeux d’enfant. Difficile de ne pas se projeter dans ces tenues à forte valeur sentimentale.
On les a désiré toute notre enfance et on les a réclamé à chaque Noël, aujourd’hui, dans son atelier improvisé, cette jeune femme accomplit un souhait de longue date. Sur ses cintres, elle compile toutes les tenues de nos icônes de jeunesse, de Barbie coeur de Princesse au Lac des Cygnes en passant par La Belle et la Bête. Chaque pièce est un enchantement, une dédicace à ces héroïnes qui avaient du tulle à la place de la cape.
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Un talent créatif inné qui force l’admiration
Cette couturière, qui se décrit comme une “princesse à plein temps”, met un peu de couleur dans nos fils d’actualité maussades. Autodidacte, elle a appris à coudre comme d’autres apprennent à faire du vélo. Au crépuscule de l’année 2020, en pleine période de confinement et de léthargie mondiale, elle s’est prise de passion pour ce loisir, dont les ambassadeurs ont souvent la tête grise. Persévérante et curieuse, elle a acquis sa technicité en regardant des tutoriels YouTube. Elle s’est formée sur la machine à coudre de sa grand-mère. Et elle semble avoir un véritable pouvoir pour cet art. Tout ce qu’elle touche se métamorphose en or.
Et si certains ont besoin de patrons millimétrés, elle compose ses œuvres vestimentaires à l’œil, en s’appuyant sur ce que les dessins animés de notre enfance renvoient à l’écran. C’est une prouesse, il n y a pas d’autres mots. Sens du détail, matières nobles, corsets retravaillés, code couleur… Ce qui naît entre ses mains est une déclaration à notre univers d’enfance. À travers ses créations envoûtantes, elle crée un pont entre les mondes et nous embarque dans une utopie virtuelle.
Gâter notre enfant intérieur aiguille après aiguille
Si Cendrillon a besoin du sortilège de sa marraine pour arborer une robe digne d’un événement princier, la couturière au niveau confirmé, elle, a une formule bien à elle : la discipline et la rigueur. Ces robes, qui appartiennent au dressing de Barbie et aux autres figures Disney, ne se contentent pas de nous émerveiller. Elles provoquent une satisfaction personnelle et récompensent cette fillette qui dort en nous. Car recréer ces tenues mémorables, ce n’est pas juste copier des costumes de dessins animés. C’est redonner vie à des émotions, à des souvenirs, à cette part d’innocence que l’on pensait laissée derrière nous.
Dans un monde où tout va vite, où les tendances défilent à la vitesse de la lumière, prendre le temps de créer une robe de princesse à la main relève presque de l’acte militant. C’est choisir la lenteur, la précision, la passion. C’est valoriser le fait-main dans ce qu’il a de plus pur. Mais c’est aussi nous faire oublier, le temps d’une conception, nos responsabilités d’adultes et nous ramener à une période où tout était “mieux”.
Dans une société qui ne jure que par l’IA, cette couturière nous rappelle la préciosité de l’artisanat et de ce qu’il peut provoquer. Elle nous pique en plein coeur et tire le fil de la nostalgie.
