« Avoir un corps de rêve, c’est cool sauf si… » : elle explique les dérives de trop faire attention à son physique

L’obsession de l’apparence physique, nourrie par les standards sociaux et les réseaux sociaux, est une tendance qui touche de plus en plus de personnes. Parmi les voix qui dénoncent cette pression, celle d’Ines, créatrice de contenus connue sous le pseudonyme @lachetonassiette sur Instagram, résonne particulièrement fort. Ancienne victime de troubles du comportement alimentaire (TCA), elle utilise aujourd’hui sa plateforme pour sensibiliser ses abonnés sur les dérives d’une quête excessive du « corps parfait ». À travers ses publications, Ines nous invite à repenser la manière dont nous percevons la beauté et à comprendre que derrière une silhouette dite « idéale » peut se cacher une souffrance insoupçonnée.

L’illusion d’une beauté parfaite

Dans un premier post, Ines revient sur une phrase qu’elle a trop souvent entendue : « Dommage, tu étais si jolie quand tu étais maigre ». Ces mots, qui peuvent paraître innocents ou même complimentaires, ont été pour elle une source de douleur et d’anxiété pendant de nombreuses années. Elle raconte que cette remarque, répétée à plusieurs reprises, a nourri une obsession destructrice pour la perte de poids.

Derrière cette maigreur, il y avait des réalités bien plus sombres, qu’Ines dévoile sans détour. Elle raconte qu’à cette époque, elle mangeait l’équivalent des apports caloriques d’un enfant de 3 ans, perdait ses cheveux à cause de la malnutrition, souffrait d’anxiété sociale à un point tel qu’elle évitait de sortir et de profiter de la vie, et passait ses journées à penser uniquement à sa nourriture. Elle était épuisée, à la fois physiquement et mentalement. Au fond d’elle, elle savait qu’elle n’était pas vraiment heureuse. Elle conclut son post avec une phrase libératrice : « Donc non, ce n’est pas ‘dommage’ que j’ai repris du poids, car mentalement je vais 1000 fois mieux ». Un message puissant qui montre que le corps ne doit pas être réduit à un simple nombre sur une balance ou une silhouette, mais qu’il doit avant tout être un lieu de bien-être et de santé.

Les dangers d’une recherche obsessionnelle du « corps de rêve »

Dans une seconde publication, Ines pousse la réflexion plus loin. Elle dévoile les sacrifices, souvent invisibles, que cache la quête d’un « corps de rêve », celui que la société nous impose à travers les médias, la publicité et même, parfois, les conversations entre amis. À travers la phrase « Avoir un corps de rêve, c’est cool sauf si… », elle énumère les conséquences d’une obsession excessive pour l’apparence :

  • Se couper des autres : lorsque l’on est constamment concentré sur son apparence, on s’éloigne des véritables moments de connexion avec les autres. Les repas en famille ou entre amis deviennent source de stress plutôt que de plaisir. L’on finit par éviter les situations sociales qui nous poussent à affronter nos angoisses alimentaires.
  • Craindre certains aliments : les « fear foods », ces aliments qui déclenchent des angoisses irrationnelles et que l’on redoute à l’idée qu’ils compromettent notre physique, deviennent des ennemis invisibles qui occupent constamment l’esprit. Cette peur peut rendre la vie quotidienne épuisante et contraignante.
  • Se priver de vivre pleinement : la recherche du « corps parfait » implique souvent de nombreuses privations. Manger avec plaisir, se détendre, sortir avec des amis… tout devient une source de culpabilité si cela peut nuire à l’image que l’on veut renvoyer. Cette restriction alimentaire et sociale devient un fardeau plutôt qu’un mode de vie épanouissant.
  • L’activité physique devient une contrainte : au lieu de faire du sport par plaisir, l’exercice devient une tâche imposée, dictée par la peur de prendre du poids. L’on s’épuise à atteindre des objectifs de performance physique, oubliant que l’activité physique doit avant tout être une source de bien-être, et non de souffrance.

Ines résume tout cela avec une conclusion salvatrice : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Ce rappel de l’OMS est essentiel, car il invite à repenser notre définition de la santé, qui doit inclure non seulement l’aspect physique, mais aussi le mental et la vie sociale. Un corps « idéal » qui détruit l’esprit et prive de relations humaines n’est rien d’autre qu’une illusion dangereuse.

Repenser les standards de beauté : l’importance de l’équilibre

Ce discours sans filtre d’Ines invite chaque personne à prendre un pas de recul face aux diktats de la société. En partageant son parcours, elle met en lumière des réalités trop souvent ignorées des personnes qui se battent pour atteindre un idéal physique. Derrière cette image de la perfection, il y a des sacrifices qui vont bien au-delà du simple effort physique. Ce qu’elle veut nous dire, c’est qu’il est essentiel de réconcilier son corps avec son esprit et de retrouver un équilibre sain, loin des attentes irréalistes qui envahissent nos vies.

La recherche de la beauté extérieure à tout prix peut être un piège. La vraie beauté, celle qui mène à un bien-être durable, réside dans l’acceptation de soi, dans la capacité à écouter son corps, à lui accorder le respect qu’il mérite. Cela inclut de comprendre que notre corps est un allié, et non un adversaire à dominer.

Ines rappelle que le plus important n’est pas d’avoir un corps « parfait » selon les standards sociaux, mais de se sentir bien dans sa peau. Elle montre que le bien-être ne se mesure pas à la taille de nos vêtements, mais à l’équilibre que nous réussissons à atteindre entre nos besoins physiques, émotionnels et sociaux.

Maïssane Fraiji
Maïssane Fraiji
Passionnée par l'écriture et toujours à l'affût des nouvelles tendances, j'adore explorer l'univers de la mode, du bien-être et des histoires qui résonnent avec les femmes d'aujourd'hui. Curieuse de nature, j'aime surtout partager mes découvertes et échanger autour de tout ce qui m'inspire.

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