Ces 7 choses pour lesquelles il faut arrêter de féliciter les pères

Ah, les papas. Ces héros modernes, ces chevaliers des temps nouveaux, ces… attendez une minute ! Les pères méritent des remerciements pour les choses qu’ils font, mais parfois, on exagère un peu, non ? Il est temps de dire non aux doubles standards de genre, quand les hommes sont applaudis pour des broutilles tandis que les actes des femmes passent inaperçus. Dans un monde où l’égalité parentale est de plus en plus prônée (rien de plus normal), revoyons nos standards. À chacun.e de nous d’arrêter de féliciter les pères pour des actions qui devraient juste être considérées comme normales. On dit stop au « dad blessing » !

Changer une couche

Ah, le classique « Oh là là, tu changes des couches ! ». Est-ce vraiment digne d’une médaille ? Les couches sont un passage obligé pour tout parent. C’est un fait, les bébés font caca, et ce n’est pas une découverte scientifique révolutionnaire. Alors, pourquoi faire des pères des héros pour cette tâche basique ? Changer une couche, c’est comme préparer un repas ou faire la vaisselle : c’est juste une partie du package parental.

Garder/s’occuper des enfants

Combien de fois a-t-on entendu un père dire fièrement : « Je garde les enfants ce soir ». Mais attendez, ce sont ses propres enfants ! Cela devrait être une norme, pas un exploit, d’autant que les femmes devenues mères n’ont pas un tel discours. Élever des enfants est une responsabilité partagée (sauf en cas de monoparentalité) et personne ne devrait recevoir une ovation pour juste faire sa part du travail.

Savoir faire une tresse ou autres coiffures

« Wow, tu sais faire une tresse à ta fille/ton fils ?! ». Le papa est alors regardé comme s’il venait de résoudre une équation de physique quantique. Arrêtons ça. Apprendre à coiffer ses enfants, c’est simplement une partie de l’apprentissage parental. On ne voit pas les mères recevoir des éloges quotidiennement pour cela. Pourquoi les pères le devraient-ils ? Il est temps d’arrêter de féliciter les pères pour ces comportements tout à fait normaux.

Être présent aux réunions de parents

« Tu es venu à la réunion de parents ! Tu as pu te libérer, c’est génial ! ». Euh, pourquoi est-ce une surprise ? Participer à l’éducation scolaire de ses enfants est une des responsabilités parentales de base. Les mères le font depuis des lustres sans qu’on leur dresse des statues. Les pères ne méritent donc pas une standing ovation pour avoir assister à une réunion de parents. C’est simplement faire preuve d’implication dans la vie scolaire de leurs enfants, comme il se doit.

Préparer le petit-déjeuner

« Wow, tu prépares le petit-déjeuner pour les enfants ? Quel super papa ! ». Arrêtons les machines. Préparer le petit-déjeuner, ce n’est pas gravir l’Everest. C’est simplement nourrir ses enfants pour qu’iels commencent bien la journée. Les parents doivent veiller à ce que leurs enfants mangent correctement, et cela ne devrait pas être considéré comme un exploit héroïque, mais comme une simple routine.

Lire une histoire avant de dormir

« Tu as le temps de lire une histoire à tes enfants avant de dormir ? Quel père formidable ! ». Pourquoi une telle admiration ? Lire une histoire est l’une des tâches les plus agréables du rôle de parent. En plus, c’est crucial pour le développement des enfants, stimulant leur imagination et leur amour de la lecture. Les mères le font tous les soirs sans fanfare. Il est temps d’ajuster nos perspectives et de comprendre que ce n’est pas un acte de bravoure, mais une partie essentielle de la parentalité.

Montrer de l’affection en public

« Regarde ce père qui câline son enfant en public. Que c’est adorable ! ». Oui, ça peut être adorable, mais est-ce vraiment exceptionnel ? Non. La norme devrait être que tous les parents montrent de l’affection et de l’amour à leurs enfants. Les démonstrations d’affection ne sont pas réservées aux mères. Les papas aussi peuvent et doivent câliner et réconforter leurs enfants sans être érigés en héros pour autant.

Il est temps d’arrêter de féliciter les pères pour ces comportements si normaux. C’est non seulement injuste pour les mères, mais cela perpétue également des stéréotypes de genre archaïques. Les pères ne devraient pas être applaudis pour accomplir des tâches qu’on attendrait naturellement de toute personne dans leur rôle. Alors, la prochaine fois que vous voyez un père changer une couche, ou autres tâches, résistez à l’envie de lui décerner un prix. Les vrais héros sont ceux qui, sans fanfare, assument leur rôle de parent avec amour, dévouement et responsabilité.

Elodie Pimbert
Elodie Pimbert
Journaliste polyvalente, je suis Content Manager et rédactrice web pour le média The Body Optimist. Passionnée par une large variété de sujets, j’ai à cœur de déconstruire les préjugés, stéréotypes et normes qui traversent notre société. Je scrute le web à l’affût des dernières tendances et évolutions, rien d’étonnant donc, à ce que j’écrive et contribue au développement de The Body Optimist depuis plusieurs années

Au sein d’une fratrie, ce membre pourrait bien être celui qui épuise le plus les parents

Dans une fratrie, chaque enfant apporte son lot de défis, mais il semblerait que la place de benjamin...

À 17 ans, son geste pour sa mère bouleverse les internautes

Aman Duggal, un adolescent britannique de 17 ans, a récemment marqué les esprits en réglant l’ensemble des dettes...

La « maternité instinctive », une approche douce qui reconnecte les mères à leur nature

La maternité instinctive invite les femmes à s’appuyer sur leur intuition et leurs ressentis naturels pour accompagner leur...

Après sa politique de l’enfant unique, la Chine tente de relancer les naissances

Quarante-cinq ans après avoir imposé au pays une politique drastique de limitation des naissances, la Chine se trouve...

12 secondes pour endormir un bébé ? Cette vidéo fait réagir

Faire dormir un bébé en 12 secondes chrono : l’idée semble presque trop belle pour être vraie. Pourtant,...

Critiquée pour sa façon d’élever sa fille autiste, sa réponse devient virale

Monica Van Houten vit à Merced et élève sa fille Lu, 5 ans, diagnostiquée "autiste de niveau 2"...