À ses débuts dans le cinéma, l’actrice, humoriste et scénariste américaine Rachel Sennott a essuyé des remarques aussi brutales que blessantes sur son apparence. Elle brise aujourd’hui le silence sur les pressions qu’elle a subies vis-à-vis de son acné.
Des auditions marquées par les remarques sur sa peau
Invitée à la traditionnelle table ronde des actrices de comédie du Hollywood Reporter, Rachel Sennott est revenue sur le commentaire le plus marquant qu’elle ait jamais entendu en audition. « J’avais une acné sévère et j’en étais très complexée », a-t-elle confié. « Je passais souvent des castings où l’on me disait : ‘Et on peut garder tout ça’ », a-t-elle poursuivi, en désignant son visage.
Une réflexion qui, racontée face à ses consœurs la comédienne, actrice et écrivaine américaine Hannah Einbinder, l’humoriste et actrice américaine Ashley Padilla, l’actrice, présentatrice télé et chanteuse américaine Keke Palmer et l’écrivaine, productrice, comédienne et actrice américaine Quinta Brunson, a déclenché un mouvement de stupeur autour de la table.
Rachel Sennott face à une acné sévère
Avant chaque audition, Rachel Sennott se livrait à un long rituel de camouflage. « Je mettais énormément de maquillage et de correcteur, je me regardais dans le miroir et je me disais : ‘Ils ne peuvent rien voir… personne ne s’en rend compte’ », a-t-elle raconté. Avant de constater, dès son entrée dans la salle, que la toute première remarque portait justement sur son acné. Rachel Sennott n’a pas précisé qui, exactement, lui avait adressé ces commentaires.
Face à cette acné sévère, Rachel Sennott s’est alors tournée vers l’isotrétinoïne, commercialisée notamment sous le nom d’Accutane. Selon la Cleveland Clinic, ce traitement très puissant est généralement réservé aux acnés sévères, lorsque les autres options thérapeutiques n’ont pas fonctionné ou ne sont pas bien tolérées. « C’est un médicament très intense », a résumé l’actrice, qui assure d’ailleurs en parler « toutes les deux secondes ».
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Une parole qui en libère d’autres
Le témoignage de Rachel Sennott a immédiatement résonné auprès de ses consœurs, notamment Hannah Einbinder, elle-même passée par l’isotrétinoïne, qui a plaisanté : « C’est elle qui a rendu possible mon passage à l’Accutane, je tiens à saluer celles qui m’ont précédée ». Keke Palmer a, elle, glissé : « Et moi, j’en ai pris avant vous deux ». Au-delà de l’humour, l’échange met en lumière combien l’industrie hollywoodienne peut, en coulisses, réduire ses interprètes à leur apparence – et combien il faut de courage pour s’en émanciper.
En brisant le silence sur ces remarques, Rachel Sennott – créatrice et tête d’affiche de la série HBO I « Love LA » – pointe ainsi une réalité encore peu évoquée : celle des commentaires blessants que de jeunes actrices entendent sur leur apparence, parfois sous couvert de « caractère ». Un témoignage qui rappelle, s’il en était besoin, la nécessité pour Hollywood de remettre en question certaines pratiques.
