Pas besoin de transformer chaque moment libre en séance de sport. Après 60 ans, une habitude très simple permet surtout de remettre naturellement du mouvement dans ses journées.
Faire ses 10 000 pas, suivre ses performances, brûler davantage de calories… Même la marche finit parfois par ressembler à une compétition. Pourtant, bouger peut simplement rester un plaisir, sans montre connectée ni objectif affiché sur un écran.
Sophie Davant semble justement avoir choisi cette méthode. L’animatrice pratique plusieurs sports, mais elle explique aussi marcher régulièrement et profiter de ses déplacements quotidiens pour rester active. Entre le trajet vers le travail et les promenades de son chien, le mouvement s’intègre naturellement à ses journées. Une façon beaucoup moins contraignante d’envisager l’activité après 60 ans.
Sophie Davant marche dès que son quotidien lui en donne l’occasion
Sophie Davant ne compte pas uniquement sur des séances programmées pour bouger. Dans une interview accordée à Marie France, elle expliquait essayer de marcher régulièrement au moins quatre kilomètres.
Son quotidien lui fournit déjà plusieurs occasions. Elle marche lorsqu’elle se rend au travail et possède également un chien qu’elle doit sortir. L’animatrice va même jusqu’à présenter ce compagnon à quatre pattes comme son conseil le plus simple pour bouger davantage.
Ce détail est finalement plus intéressant que n’importe quel programme compliqué.
La marche ne demande pas nécessairement de réserver une heure dans son agenda. Aller chercher quelque chose à pied, prolonger une promenade, sortir prendre l’air ou choisir de marcher lorsqu’un déplacement le permet suffit déjà à remettre du mouvement dans une journée. Cela change aussi complètement le rapport à l’activité.
On ne marche plus parce qu’une application estime qu’il manque 2 000 pas. On marche parce qu’on avait envie de sortir, parce que le chien attend devant la porte ou simplement parce que le trajet est agréable.
Le mouvement cesse alors d’être une tâche supplémentaire à accomplir.
À chacune de trouver la manière de bouger qui lui ressemble
Il faut toutefois éviter de transformer la routine de Sophie Davant en nouvelle référence à atteindre. L’animatrice est particulièrement sportive. Elle déclarait également nager environ une heure trois fois par semaine et pratiquer le tennis deux à trois fois par semaine.
C’est son rythme. Pas une règle.
Certaines femmes adorent enchainer les longueurs à la piscine. D’autres préféreront marcher vingt minutes, jardiner, danser dans leur salon ou partir faire une longue balade le dimanche.
Et surtout, être active ne devrait pas devenir une nouvelle manière de surveiller son corps.
À partir de 50 ou 60 ans, les femmes continuent d’entendre qu’elles devraient préserver leur silhouette, empêcher leur corps de changer ou rester aussi minces qu’avant. Le vocabulaire employé dans les médias en dit d’ailleurs long : « garder la ligne », « taille de guêpe », « silhouette de rêve ».
Mais pourquoi faudrait-il faire de son corps d’hier la référence de celui d’aujourd’hui ? Un corps évolue. Cela ne l’empêche ni d’être beau, ni de bouger, ni de procurer du plaisir. La marche a justement l’avantage de pouvoir exister sans cette logique de transformation. Pas besoin de rentrer le ventre, de chercher à affiner ses jambes ou de compter ce qui a été dépensé. Une promenade peut uniquement être… une promenade.
Bouger sans performance permet aussi d’écouter davantage ses envies
Il y aura des journées où marcher plusieurs kilomètres semblera facile. Et d’autres où le canapé gagnera largement la bataille. Ce n’est pas un échec. Une habitude durable n’a pas nécessairement besoin d’être parfaite. Elle peut simplement revenir régulièrement parce qu’elle trouve sa place dans la vie.
C’est sans doute ce qu’il faut retenir de l’exemple de Sophie Davant, elle ne dépend pas uniquement d’un rendez-vous sportif pour être active. Elle utilise également toutes les petites occasions qui existent déjà dans son quotidien.
Pour adopter la même logique, inutile de bouleverser son emploi du temps. On peut commencer par choisir une situation que l’on apprécie déjà : une balade après le déjeuner, quelques courses à pied, une promenade avec une amie ou dix minutes dehors en fin de journée.
Et si certains jours l’envie n’est pas là, le corps n’a rien à se faire pardonner.
Après 60 ans, rester active peut être aussi simple que cela : continuer à bouger quand cela fait du bien, à son propre rythme, sans transformer chaque pas en objectif à atteindre.
