À l’origine de tubes enivrants comme « I’m Good (Blue) » ou « Meant to Be », Bebe Rexha est l’heureuse auteure de nombreux hymnes pop. Elle se sert de sa voix pour ensorceler nos oreilles et faire vibrer nos écouteurs, mais également pour prêcher la confiance en soi et propager des messages d’amour-propre. Artiste talentueuse, elle est aussi la meilleure ambassadrice de la confiance en soi.
Une artiste qui refuse de laisser les autres définir son corps
Avec son timbre reconnaissable entre mille, ses titres qui entrent dans la tête, ses sonorités qui animent spontanément les hanches et ses refrains accrocheurs, Bebe Rexha prend nos oreilles par les sentiments. La chanteuse d’origine albanaise, qui a récemment sorti l’album « Dirty Blonde » dont elle est particulièrement fière, a certainement déjà atterri entre vos pouces ou dans votre liste d’écoute. Son titre « New Religion » figure d’ailleurs dans de nombreuses playlists d’actualité.
L’artiste au regard de braise, qui ne déroge pas à son style Y2K et qui a fait du motif léopard une signature visuelle, a une identité vocale et esthétique forte. Si son talent réside dans son organe vocal, le public s’attarde très souvent sur le reste de son anatomie. Un scanner collectif assez coutumier pour les femmes qui évoluent dans la lumière, surtout lorsque les chanteuses dérogent à la taille 36.
Lors de son passage aux American Music Awards, Bebe Rexha a subi le même sort que sa consoeur Nelly Furtado et s’est fait rappeler à l’ordre sur son poids par des spectateurs qui croient encore à un idéal de beauté. Sur la toile les internautes ont alors comparé des photos plus anciennes de la chanteuse avec celles de son passage à l’événement musical en corset ébène et en jupe gothique. Ils se sont tous mis à ausculter le moindre centimètre gagné sous cette tenue iconique.
Et la chanteuse, qui a assez d’un miroir pour faire ce constat elle-même, n’a pas choisi l’ignorance. « Je sais que j’ai grossi. J’en ai juste marre que les gens en parlent. SUIVANT ! », a écrit Bebe Rexha dans un message sur X (anciennement Twitter). Loin d’être une phrase agacée lancée par lassitude, c’est une mentalité. Ce n’est pas à elle de perdre quelques tours de taille, c’est au monde d’élargir son esprit étriqué.
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Sa leçon : ne jamais juger un corps sans connaître son histoire
Derrière une silhouette, il y a avant tout un être vivant qui a parfois vécu une bataille sans merci contre des TCA, qui a encaissé des critiques insoutenables sur les bancs de l’école, qui a versé des larmes sous l’effet des complexes et qui a un jour voulu échanger son corps contre un autre. Bebe Rexha, elle, est soumise à une maladie féminine bien connue : le SOPK. En 2023 déjà la chanteuse, qui se sert de sa voix comme d’un mégaphone dans les manifestations, partageait ce diagnostic aux yeux de tous dans l’espoir de mettre un terme à ce procès intenté à ses formes.
« Les fluctuations de poids sont inévitables, c’est la vie, et on ne sait jamais ce que les gens traversent. Médicaments, maladie, etc. », a-t-elle ajouté dans un autre message dans la continuité de cet appel à la tolérance. Si Bebe Rexha a quitté son ancien label pour créer une musique plus fidèle à ce qu’elle est, sans chercher à correspondre aux attentes de l’industrie, elle rompt également avec les normes de beauté qu’elle impose insidieusement. Parce qu’un corps ne devrait pas jamais devenir une marchandise marketing, mais rester un simple détail dans l’art de la chanson.
Une chanteuse en qui on peut facilement s’identifier
Dans ses prises de parole ou sur ses réseaux sociaux, Bebe Rexha sèvre les regards des diktats et enchaîne les démonstrations d’amour-propre. Son profil TikTok est d’ailleurs une vitrine bienveillante, voire une safe place. Si d’autres personnalités publiques contrôlent leur image aussi sévèrement que leurs assiettes, l’auteure de « In the name of love » n’a pas de règles, ni de filtres.
Elle se filme face caméra sans maquillage et se pomponne au gré de quelques confidences. Elle déguste des fast-foods avec plaisir et fait taire ceux qui lui prescrivent des régimes au passage. Mieux, elle agite ses formes au gré de pool parties comme pour défier les critiques. C’est un pêle-mêle de contenus authentiques, loin des clichés scénarisés et des vidéos orchestrées au millimètre. C’est un déferlement de bonnes ondes dans nos feeds saturés d’images parfaites et culpabilisantes. Bebe Rexha le prouve : elle est humaine avant tout et ne cherche pas à devenir un produit des injonctions.
Et quand des médias lui demandent « les secrets d’une telle assurance », elle donne une réponse digne de la diva qu’elle est. « Ma confiance vient du fait que j’en ai marre de demander la permission ».
