Alors que la société colle encore une date de péremption sur le corps des femmes et lui impose une véritable dictature vestimentaire, de plus en plus de femmes séniors s’émancipent du caricatural gilet en maille et des tenues d’archive. Bien décidées à profiter de chaque jour de soleil comme dans leurs jeunes années, elles refusent de se conformer à cette pudeur imposée et consomment l’été en maillot de bain deux pièces. La soixantenaire @ginadrewalowski incarne cette douceur de vivre estivale et fait de la concurrence au soleil sur le sable chaud.
Le maillot de bain n’a pas d’âge limite
Si vous avez peur de vieillir et si le lavage de cerveau anti-âge de la société a opéré sur vous, la créatrice de contenu @ginadrewalowski va rapidement dissiper vos craintes et vous faire revenir à la raison. Cette soixantenaire accomplie dénommée Gina est à l’opposé solaire de ce que le monde attend d’une femme de son âge. Impossible de la résumer avec un seul adjectif. Cependant, cette âme enjouée, qui éblouit quiconque pose les yeux sur elle et qui s’admire presque avec une paire de lunettes de soleil, désobéit volontiers aux règles qui planent sur son dressing.
Elle est à des années lumières la « mamie gâteau » qui se confine derrière les mailles de ses gilets et qui n’a que pour bestseller le pantalon à taille élastique. Non, Gina, refuse de se soumettre à des diktats sans aucun fondement, simplement présents pour culpabiliser les femmes et présenter la jeunesse en œuvre de sainteté. Si arrivées à la ménopause, certaines femmes ferment définitivement la porte aux jupes au-dessus du genou et aux tops sans manches, cette sénior au sourire ravageur, elle, laisse libre court à son style. Sur le bitume, elle arbore des tenues qui sont l’antithèse de la modération et de la modestie. Et cet état d’esprit insouciant, elle le garde dans n’importe quelles circonstances, y compris sur le sable chaud, face à une horde de spectateurs.
Dans une vidéo face à l’horizon, elle se déhanche dans un bikini noir serti de bijoux dorés et avec ses cheveux d’argent coiffés comme des vagues. Un bel aperçu du lâcher-prise surmonté d’une phrase « le corps n’a pas de date d’expiration ». Le cardigan, elle le porte, oui, mais à même la chaire, avec une couvrance limitée mais une allure libérée.
@ginadrewalowski Why should i hide?🫣 #LifeAt60 ♬ Originalton – Gina
Soixantenaire et fière de l’être, un discours à entendre en boucle
Sur les plages bondées ou dans un paysage plus urbain, cette créatrice de contenu, qui relativise tout ce que la société n’a cessé de diaboliser, ne demande pas la permission pour exister. Sous ses pas, chaque coin de l’espace public se mue en terrain créatif, en podium improvisé.
Au bord de l’eau, Gina (@ginadrewalowski) s’émancipe des coutures encombrantes du maillot une pièce pour ressentir la mer sur sa peau. Dans les rues des villes, elle délaisse les semelles feutrées des chaussures à scratch pour faire résonner le cliquetis d’escarpins vertigineux. Elle ne cherche pas à répondre à cette discrétion imposée : elle s’exprime sans retenue, ni censure. Elle enfile des tenues que beaucoup de femmes de son âge ont délogées de leur placard, par résignation, honte ou manque de confiance. Ce qui, pour d’autres, s’apparente à une prise de risque, pour Gina, c’est un art de vivre.
Son dressing est essentiellement composé de mini-jupes, de robes aux ouvertures affolantes ou aux coupes enveloppantes mais aussi de bikinis sculpturaux, qui enlacent sa silhouette au lieu de la piéger. Chez elle, il n’y a pas de longueur réglementée, ni de dress code strict en filigrane. Gina inverse à elle seule des années de propagande pour la Jouvence éternelle et prouve que la vieillesse n’est pas une suite de sacrifices et encore moins une fatalité.
Des images qui prouvent que l’âge n’est pas un fardeau
À force de campagnes marketing, de promotion de la chirurgie esthétique et d’injonctions, les femmes ont fini par croire que leurs corps pouvaient devenir obsolètes un jour ou l’autre. Ou qu’elles n’auraient pu accès aux plaisirs vestimentaires de leur vingtaine une fois le cap des cinquante ans franchi.
Pourtant, à travers ses contenus inspirants et épurés de tous diktats, Gina (@ginadrewalowski) fait une ode à l’âge. Comme elle le dit dans une vidéo, elle ne cherche pas à revenir en arrière ou à redevenir une version plus jeune d’elle-même. Elle veut juste vivre sa vie sans interdits. Parce que après tout l’âge mentionné sur la carte d’identité ne définit, ni notre personnalité, ni nos choix devant le miroir.
Porter un maillot de bain fantaisie ou une robe à paillette à 60 ans n’est pas l’expression d’un regret, ni la preuve d’un déni d’âge. C’est le symbole d’une femme qui a su tirer l’avantage de sa deuxième moitié de vie. La liberté d’expression ne devrait jamais être une option et Gina le rappelle en beauté.
