Fière de ses vergetures, elle sublime son corps en lingerie !

Ses vergetures, elle les considère comme des œuvres d’art. Bien loin de faire disparaître ces marques qui serpentent son corps à coup de crème miracle ou de séances de sport, elle les célèbre à travers des parures de lingerie sensuelles et délicates. Bruna Alves Teixeira va vous faire changer de regard sur l’un des plus gros complexes féminins.

Les vergetures comme vous ne les avez jamais vues

Les vergetures constellent de nombreux corps. Ces dessins qui font des zigzags sur la peau se déploient au sortir de l’adolescence ou après la grossesse. Elles sont au corps humain ce que l’écorce est aux arbres et l’écume à la mer. Elles apportent du relief à la peau et s’inscrivent dans la chair comme pour signer le chapitre d’une nouvelle vie. Pourtant, même si ces marques font partie de nous, nombreuses sont celles qui cherchent à les effacer du décor et à arborer une peau lisse, sans traces apparentes.

Dans les magazines, les vergetures sont soigneusement retouchées à coup de gomme magique et sur les podiums, les mannequins en font rarement la promotion. Bruna Alves Teixeira, elle, normalise ce que la société diabolise depuis la nuit des temps. Ses vergetures partent de son nombril et se déploient sur son ventre. Elles ornent ses cuisses chocolatées et dévalent jusqu’à ses genoux comme les fissures le font dans la roche. Toutes ces formes libres attisent instantanément l’imaginaire. Elles sont contemplatives.

Le corps de Bruna Alves Teixeira s’apparente, non pas à un modèle raté comme les diktats le laissent penser, mais à une toile vivante qui se remplit étape après étape. Elle célèbre ce que beaucoup gardent honteusement sous des pulls ou des jeans et accepte ce que la nature lui lègue. Ses vergetures, elle ne cherche pas à les faire disparaître ou à les lisser, elle les garde précieusement. Elle les met en scène à travers des pièces de lingerie qui conjuguent dentelle et transparence. C’est du caramel pour les yeux et un délice pour la confiance.

« Notre corps raconte des histoires » : le message fort

Vouloir éliminer ses vergetures, c’est comme vouloir arracher une page de son journal intime : c’est renier un pan de son histoire. Du moins, c’est ce que pense Bruna Alves Teixeira, qui laisse ses vergetures se développer à leur guise et prendre leurs aises sur son corps. Cette ambassadrice du mouvement body positive accueille chaque nouvelle cicatrice avec bienveillance et amour. Comme elle le dit si bien sous une publication Instagram : « il y a de la beauté dans les choses que nous croyons imparfaites ».

En maillot deux pièces satiné, en bikini crochet ou en dessous raffinés, elle célèbre tous ces détails corporels qui disent « j’ai grandi » ou « j’ai porté la vie ». Ses vergetures sont ses plus beaux ornements. À travers ses mises en pli glamour, Bruna Alves Teixeira prouve que chaque corps mérite dentelle, lacets, petits nœuds et broderies. Y compris ceux qui affichent des zébrures naturelles ou de la peau d’orange.

La leçon : s’accepter au lieu de chercher à se conformer

Sur la plage ou dans l’intimité, les femmes posent encore un regard sévère sur leurs vergetures. Elles fantasment sur ces cuisses nettes, ces ventres uniformes et ces bras dépourvus d’irrégularités. Bruna Alves Teixeira, elle, prouve que les vergetures peuvent aussi être de jolies fantaisies. Tout est question de point de vue.

Ces marques souvent accusées de faire des dégâts sur le corps et de nuire au reflet sont le signe d’une vie bien remplie. D’où l’importance de les sublimer, que ce soit avec des culottes à motif piment ou des sous-vêtements en tulle. Un corps sans vergeture c’est comme une pierre sans rugosité ou une mer sans vague : c’est monotone.

Le message est clair : la perfection n’est plus ce corps lisse et figé, mais ce corps réel, vibrant, texturé. Ce corps qui a vécu, aimé, bougé. Bruna Alves Teixera s’est réconciliée avec ses vergetures en enfilant des sous-vêtements flatteurs, qui montrent au lieu de dissimuler. La lingerie est une bonne thérapie pour s’apprécier à sa juste valeur et aimer ces particularités que la société nous fait détester.

Émilie Laurent
Émilie Laurent
Dompteuse de mots, je jongle avec les figures de style et j’apprivoise l’art des punchlines féministes au quotidien. Au détour de mes articles, ma plume un brin romanesque vous réserve des surprises de haut vol. Je me complais à démêler des sujets de fond, à la manière d’une Sherlock des temps modernes. Minorité de genre, égalité, diversité corporelle… Journaliste funambule, je saute la tête la première vers des thèmes qui enflamment les débats. Boulimique du travail, mon clavier est souvent mis à rude épreuve.

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