Le 24 avril 2026, la chanteuse américaine Kesha n’a pas célébré la Journée de la Terre avec un discours ou un hashtag militant. Elle l’a fait à sa façon : dans l’océan, sans vêtements ni maquillage, avec quelques mots griffonnés en rose sur ses photos. Et ça a immédiatement fait réagir.
Un photo dump sans filtre pour « Earth Day »
Kesha a publié un carrousel de photos sur Instagram, légendées simplement « #Earthday is every day » (#JournéeDeLaTerre, c’est tous les jours). On la voit de dos dans les vagues, les cheveux mouillés en ondulation naturelle. Sur une autre image, allongée face contre le sable, elle laisse apparaître sa peau dorée et ses taches de rousseur, une main tendue tenant un caillou scintillant et quelques pendentifs dorés. Aucun filtre apparent.
Des réflexions « philosophiques »
Ce qui a autant retenu l’attention que les photos, ce sont les légendes qui les accompagnaient. « Mother Nature is the divine feminine » (Mère Nature est le féminin divin), a-t-elle écrit sur la première image. Sur une troisième photo, à moitié submergée dans les vagues avec deux emojis cœurs roses posés sur elle, elle s’interrogeait : « Est-ce que quelqu’un a déjà pensé que nous sommes peut-être les extraterrestres ? ». Enfin, tenant quelques petits galets dans la main, elle concluait avec humour : « La popstar la plus ancrée que ces rochers aient jamais vue ».
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Une artiste en pleine renaissance
Ce post intervient quelques semaines avant le lancement du « Freedom Tour » de Kesha, qui démarrera le 30 mai 2026 et se prolongera jusqu’au 30 août en Amérique du Nord et en Europe. Un moment de pause et de reconnexion à l’essentiel donc, avant plusieurs mois d’intense activité scénique.
Ces images s’inscrivent plus globalement dans un retour remarqué de Kesha sous les projecteurs ces derniers mois. En février 2026, elle avait fait sa première apparition aux Grammy Awards en huit ans, pieds nus sur le tapis rouge dans une longue robe blanche couverte de plumes, avec un maquillage irisé et presque éthéré. Quelques semaines plus tôt, elle avait attiré l’attention dans une mini-robe en maille de métal argenté lors du gala MusiCares. Deux looks très différents du photo dump du 24 avril – mais qui traduisent la même chose : une artiste qui se réapproprie son image à sa propre manière.
« Le féminin divin » comme ligne directrice
Ce n’est pas la première fois que Kesha revendique publiquement un lien profond avec la nature et une forme de spiritualité personnelle. L’expression « divine feminine » qu’elle a utilisée résonne avec l’ensemble de sa trajectoire artistique récente, marquée par un désir de liberté et d’authenticité après des années de combat judiciaire et personnel.
Là où d’autres célèbrent la Journée de la Terre avec des prises de position, Kesha l’a ainsi incarnée littéralement – en plongeant dedans, sans artifice. Un geste simple, mais qui dit beaucoup sur qui elle est devenue.
