L’actrice qui prête ses traits à Andrea dans « Le diable s’habille en Prada » (The Devil Wears Prada) a récemment démenti les rumeurs de chirurgie esthétique qui planait sur son visage. Pourtant, vingt ans après la sortie du premier film, elle n’a presque pas changé et semble avoir un avantage génétique sur le temps. Alors que l’industrie du cinéma défend la jeunesse éternelle, Anne Hathaway répond à cette exigence de Jouvence avec une coiffure qui donne l’illusion d’avoir dix ans de moins. Ça n’a pas tardé à devenir la nouvelle lubie capillaire des internautes.
Une coiffure pour étirer le visage sans passer par la chirurgie
Anne Hathaway, qui a fait ses premiers pas dans « Princesse malgré elle » et campé Andrea, l’employée modèle dans « Le diable s’habille en Prada » a été la cible de nombreux bruits de couloir. Peu de temps après la promotion du deuxième volet de ce film événement qui révèle les coulisses d’une mode sans mercie, les internautes pensaient détenir un scoop : celui d’un passage sous le bistouri. Ils ont accusé Anne Hathaway d’avoir trafiqué son visage et usé de cette magie moderne pour suivre le mouvement. L’actrice, qui a tenté de rester dans l’ignorance, a décidé de mettre un terme aux spéculations et autres suppositions douteuses au sujet de son apparence, visiblement « trop lisse » pour être le seul héritage d’une bonne génétique ou d’un makeup soigneusement exécuté.
Si l’actrice oscarisée paraît « si bien conservée » comme se plaisent à le dire les internautes, ce n’est pas le résultat d’un maquillage couvrant, ni d’un sérum portant la mention « anti-âge ». C’est simplement l’effet d’une coiffure qui s’apparente à un brillant « trompe l’œil ». « Aussi, au fait, ce sont d’énormes décisions médicales que les gens présument. (…) Je voulais montrer que non, je n’ai pas pris une décision médicale majeure. Ce ne sont que deux tresses », précise-t-elle, agacée, dans une interview du média ELLE.
Et nul besoin d’avoir une horde de coiffeurs aguerris pour reproduire cette technique de backstage à domicile. Le mode opératoire est simple. Il suffit de faire deux petites tresses à hauteur des tempes avec ces petits cheveux parfois capricieux et de les nouer à l’arrière de la tête sous d’autres mèches pour un « lifting instantané ». Une façon de remodeler le visage sans donner des coups de ciseaux dans son reflet.
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Sur les réseaux sociaux, cette technique capillaire séduit
Cette coiffure, qui explique cette impression de visage raffermi, de pommettes relevées et de regard en amande, est devenu un véritable phénomène de mode sur les réseaux sociaux. Loin de rester le privilège beauté de la talentueuse Anne Hathaway, elle s’est transformée en mouvement capillaire collectif. C’est une variante à succès du chignon plaqué de la mannequin américaine Bella Hadid et de la queue de cheval contractée de l’auteure-compositrice-interprète américaine Ariana Grande, des coiffures réputées, elles aussi, pour leur côté « repulpant ».
Les amatrices de beauté, toujours prêtes à servir de cobayes sur la toile, filment alors le rendu face caméra. À en croire leur mine stupéfaite, cette coiffure au pouvoir de métamorphose dépasse toutes leurs espérances. Ces tresses, utilisées en guise de « tendeurs », imitent le travail de précision des seringues, sans effet secondaire, ou presque. Car, si cette pratique capillaire paraît inoffensive en comparaison aux interventions esthétiques qui exigent une anesthésie locale et une petite période convalescence, elle peut aussi s’avérer fatale pour la santé du cuir chevelu.
C’est notamment le cas quand cette « coiffure de rafraîchissement » devient une habitude. « Lorsque les mêmes mèches sont utilisées à répétition pour créer du volume, notamment au niveau des tempes ou des contours du visage, cela exerce une forte pression sur des zones très fragiles », prévient Tina Mui, trichologue et fondatrice d’AWARE Hair auprès de Bustle.
Pourtant, une coiffure qui pose aussi problème
Cette coiffure, vantée comme la « découverte de l’année », efface les signes de fatigue, y compris après une nuit blanche à enchaîner des séries, repulpe les traits à la manière d’un soin de pointe à trois chiffres et offre un regain d’énergie lisible. On fait tout de suite « moins que notre âge » et on a cette « allure liftée » digne des pages glacées des magazines. Pourtant, même si cette technique capillaire est prometteuse, elle abîme silencieusement les cheveux.
La spécialiste du cuir chevelu invite le public à écouter son corps et à rester attentif au ressenti après des heures avec le visage sous haute pression, maintenu par des tresses ultra serrées. « Si, en défaisant une queue de cheval, un chignon, une tresse ou une extension à clip, vous ressentez un léger soulagement, c’est un signe évident qu’il y avait une tension », poursuit-elle. Cela revient à forcer sur les cheveux, qui ne sont pas indestructibles. Le risque encouru ? De la casse, des démangeaisons voire une perte de cheveux plus ou moins conséquente.
Au-delà de ces dommages collatéraux, cette coiffure perpétue également un idéal de beauté poussiéreux et tiré à quatre épingles (ou plutôt à deux tresses). Quand on sait le sort que Hollywood réserve aux femmes de plus de 40 ans, cette coiffure ressemble plus à une injonction qu’à une réelle révolution beauté.
